vendredi 12 août 2016

Succès du vernissage de l'UMAM à Aspremont.


Pas évident d’organiser une exposition d’art contemporain à la veille d’un pont férié ! Mais le succès a été au rendez-vous grâce à la volonté de Simone Dibo-Cohen, la présidente de l’UMAM et à la municipalité d’Aspremont dans un lieu magique.
Nous avons déjà publié les œuvres des artistes de grand talent, voici donc les artistes tous présent et les nombreux visiteurs venus pour cette exposition. Mais l’UMAM continue à fêter les soixante-dix ans de sa fondation par d’autres manifestations.
Alors quelques vues du public et des artistes. L’exposition est ouverte jusqu’au 11 septembre de 14h30 à 18h30 avec les œuvres de Marc Alberghina, Gérard Haton-Gauthier, Jacqueline Matteoda, Béatriz Moreno, Jonathan Ribeiro et Dan You .







jeudi 11 août 2016

C'EST DEMAIN A 19 HEURES

Avant-dernière exposition des 70 ans de la fondation de l'UMAM
fondée sous le parrainage de Matisse et Bonnard en 1946.


Chapelle des Pénitents Blancs d'Aspremont
Avec les œuvres de Marc Alberghina, Gérard Haton-Gauthier, Jacqueline Matteoda, Béatriz Moreno, Jonathan Ribeiro et Dan You 


Via M14 : 27 minutes
Via M914 et M14 : 29 minutes
Via Avenue de Rimiez et M14 : 33 minutes
Par l'autoroute :
- sortie St Isidore,  puis route de Grenoble (direction Digne), enfin tournez à droite direction Colomars.
- sortie Nice-Nord, puis direction Gairaud et M14.
 


mercredi 10 août 2016

Dan You - UMAM 70 ans - Aspremont

Œuvres Numériques, peintures acryliques et fusains ou encore résines pour ses sculptures Extensions.

Plus que jamais, Daniel You affirme son style dans le métissage des techniques qu’il utilise afin de dessiner, peindre, modeler et sculpter les êtres et les choses tels qu’il les ressent.


Exposition du  13 août au 11 septembre (mercredi, samedi, dimanche 14h30-18h30)
Chapelle des Pénitents Blancs à ASPREMONT
VERNISSAGE : vendredi 12 août à 19 heures.

Marc Alberghina - UMAM 70 ans - Aspremont


Séduire et horrifier

La déchéance du goût, du style, du savoir-faire, qui caractérise la production mercantile actuelle de Vallauris, lieu-symbole où Marc Alberghina a choisi de s’établir, est devenue, aussi paradoxal qu’il puisse paraître, l’un de ses sujets de réflexion privilégiés. Les artistes-potiers au talent inspiré et à la forte personnalité – actifs dès les années 40 dans ce village qui était alors un lieu de villégiature méditerranéenne et de création artisanale liée à une tradition de poteries utilitaires – ont été supplantés progressivement à partir des années 70 par d’autres qui, obsédés par le commerce et sous la pression des lois du tourisme de masse, ont vite appliqué les règles du «vite fait, mal fait» au plus bas prix, au détriment d’une expression personnelle novatrice, nécessairement plus dérangeante. La position volontariste de résister à cet état de fait en le contestant de l’intérieur est assumée aujourd’hui par Marc Alberghina, avec panache. Loin de lui l’envie de déclarer la guerre à sa communauté, mais plutôt celle de témoigner de ce qui a été et de ce qui n’est plus en rejouant, avec la distance calculée d’une technique très maîtrisée, les codes de cette décadence inéluctable – les émaux trop immédiatement faits pour épater, le clinquant des dorures surabondantes, les formes dites « libres » sous prétexte qu’elles sont déstructurées, ramollies et d’un baroquisme débridé – afin de faire collectivement réfléchir et tenter de reconstruire sur les décombres.


Avec opiniâtreté, Marc Alberghina construit jour après jour un art de la polémique des plus exigeants, position très peu explorée dans la céramique française actuelle, mais qui n’est cependant pas sans lien de filiation possible. Pour exemple, depuis les années 70, d’abord en terre puis avec du béton teinté, le sculpteur-céramiste Pierre Baey a construit une œuvre de premier ordre mêlant le païen et le sacré, avec une insolence et un sens de la provocation visuelle qui pourraient être comparés. Plus sûrement encore, Marc Alberghina peut trouver ses alliés d’expression dans la lame de fond que fut la figuration à visées politiques qui s’est imposée aux Etats-Unis à la fin des années 60, principalement sur la côte Ouest où de grands sculpteurs-céramistes de la Funk Generation, tels que Robert Arneson et Richard Notkin, ont su constituer une vision critique décapante de notre société basée sur l’idolâtrie, le cynisme et la surconsommation.

Les récentes œuvres de Marc Alberghina constituent un savant jeu de mise en scène de l’inconscient collectif, tant elles arrivent à faire surgir – à « manifester » – les non-dits, les travers paranoïaques ou schizophréniques de l’être humain. Une série de trois bustes somptueux aborde le thème de l’autoportrait, mais présenté dans une situation de camouflage, le visage étant dérobé à la vue et comme équipé pour aller au-devant d’un danger : ces bustes, moulés très classiquement en biscuit de faïence avec des piédouches richement émaillés, ont en effet leur face «oblitérée» par un grand ovale plat occultant les traits du visage (en référence peut-être aux célèbres Oblitérations du sculpteur Sacha Sosno). Cette forme-miroir étrange – parce qu’opaque – paraît là également pour étouffer un cri : on imagine en son revers une expression faciale décomposée par l’effroi, à la manière des si singulières Têtes de caractères grimaçantes qui furent sculptées au XVIIIème siècle par l’autrichien Franz-Xaver Messerschmidt. Cet effacement volontaire de soi est à considérer moins comme un jeu de mascarade que comme la nécessaire imposition d’un bouclier, d’un pare-choc protégeant l’artiste des éventuels regards réprobateurs ou inquisiteurs, voire des quolibets, crachats ou projectiles de toutes sortes, auxquels il semble s’attendre et, en conséquence, se préparer. En interposant ainsi entre lui-même et la vindicte populaire cette sorte de plaque-écritoire, pouvant faire office de cahier de doléances ou de «livre d’or» à vertu cathartique, l’artiste s’érige manifestement en bouc-émissaire. Autre indicateur d’une tension dramatique extrême, sur chacun de ces portraits en bustes, un cœur-organe couvert d’émaux flammés vient se greffer au torse tel un bijou-projectile, terrible et sanguinolent comme s’il venait d’être fraîchement extirpé du corps humain… De tels dispositifs métaphorisent l’artiste en cible émouvante, et cette théâtralité abstraite met en exergue un rapport ambivalent devenu le fil rouge de l’œuvre entière : un désir d’exposition/exhibition de soi contrarié par la volonté farouche du retranchement, du repli. Dans la spectaculaire trilogie des Saint Sébastien, c’est son corps entier que Marc Alberghina offre maintenant symboliquement en pâture, qu’il moule en positions renversées, d’abord en arrière puis replié en avant, décapité ou bien le visage zippé recouvert d’un capuchon. Il endosse – au sens littéral – les positions du saint-martyr et du soldat combattant, ployant sous les jets d’organes sanglants cette fois lancés en rafale, se présentant en cible idéale pour le ressentiment et le défoulement collectif. Il faut rappeler, à ce moment précis, qu’une des œuvres de l’artiste avait été volontairement détruite par un visiteur resté anonyme, il y a de cela quelques années, lors d’une exposition-biennale à Vallauris…

Tout en surfant en conscience sur un excès de sensationnalisme, Marc Alberghina adopte une esthétique qui pourrait être qualifiée de « décadente » si elle n’était pas aussi cultivée, emplie de références iconographiques à l’art ancien – celles des ex-voto, des vanités, ou de la figure du martyr, parmi d’autres – et imprégnée des textes et rituels de la religion catholique. Sachant parfaitement trouver sa place aux cœurs des représentations et des enjeux de l’art actuel, il sait mieux que personne flirter également avec les réminiscences kitsch, sans pour autant tomber au creux d’une vague qu’il s’applique au contraire à dénoncer. Grâce à l’élégance visuelle et au sens aiguë de la narration qui le caractérisent, il évite toujours « sur le fil » les écueils du scabreux ou du racolage facile. Il sait tenir admirablement le regardeur (le voyeur ?) en alerte – pour ne pas dire en haleine – par sa façon très personnelle de fixer les sensations physiques et les sentiments humains en formes sculpturales, aussi directement assimilables par l’œil contemporain qu’un arrêt sur image en provenance du zapping télévisuel. Parce qu’elle témoignent d’un imaginaire héroïque plongeant au cœur des mythes de l’humanité, ses sculptures semblent en effet résulter d’actions brutales de performances venant tout juste de se dérouler en direct sous nos yeux, qui nous auraient laissées pantois ou offusqués, et nous obligeraient par là-même à sortir de notre habituelle léthargie pour réagir, pour ou contre. Les performances d’artistes conceptuels tels que Marina Abramovic ou Jan Fabre – explorant les mêmes territoires extrêmes de la violence physique, prêts à mettre leur vie en danger pour faire éprouver à leur auditoire le dénuement du corps, révéler l’instinct de mort en tout un chacun, faire ressentir aussi le « frisson » de la vie, dans toute sa sauvagerie animale – doivent avoir sans doute retenu l’attention de Marc Alberghina, et l’inspirer dans sa pratique sculpturale.

Il faut certes avoir une certaine sensibilité au macabre – ou du moins à la beauté convulsive – pour apprécier des œuvres explorant ainsi, sans concession, les désordres physiologiques ou psychologiques de l’être : la fragilité, la peur de la mort, la menace de l’anéantissement pèsent constamment sur ces représentations du corps fragmenté, lorsque celui-ci n’est pas déjà réduit à l’ossuaire, comme dans L’Usine ou dans Cycle… Avec chaque fois plus de virtuosité et de contrôle des effets, Marc Alberghina déploie dans l’espace des figures fantomatiques pétries par la véhémence de sa rébellion contre les hypocrisies et les intolérances, mais façonnées également par les forces obscures de la dépression collective qui, telle une ombre portée, nous tirent tous vers le bas. Une confusion des sentiments s’installe durablement à la vision de cette œuvre fertile et éprouvante, subtile métaphore de nos combats intérieurs. Un concentré du Paradis et de l’Enfer, en somme…

Frédéric Bodet

Exposition du  13 août au 11 septembre (mercredi, samedi, dimanche 14h30-18h30)
Chapelle des Pénitents Blancs à ASPREMONT
VERNISSAGE : vendredi 12 août à 19 heures.

Jacqueline Matteoda - UMAM 70 ans - Aspremont

Être ouvert à tout ce qui vous entoure, avoir la perception de l'exceptionnel fait que l'on rencontre des objets, des matières, souvent rejetés et tout devient évident ...




Exposition du  13 août au 11 septembre (mercredi, samedi, dimanche 14h30-18h30)
Chapelle des Pénitents Blancs à ASPREMONT
VERNISSAGE : vendredi 12 août à 19 heures.

Gérard Haton-Gauthier - UMAM 70 ans - Aspremont

Gérard Haton-Gauthier est né à Dijon en 1952. Il vit et travaille depuis 1982 à Roquebrune Cap Martin et enseigne à l’École d'arts plastiques de Menton.
Au fil des années, le noir s’impose dans les différentes représentations, encre de Chine, fusain et pierre noire sur toile ou papiers marouflés. La lecture proposée n’en est que plus directe.
Aborder le sujet jusqu’au plus profond de l’âme est l’élément essentiel de la démarche.
Sans artifice l’œuvre s’affirme d’elle-même dans sa poésie et son message.
Les sculptures sont le reflet des œuvres peintes ; tôles d’acier noires, acier inox, verre acrylique donnent le ton. Le rond de bosse laisse place à des formes épurées par la découpe au trait de contour.
Le travail préliminaire des œuvres est le plus souvent réalisé sur des carnets ce qui le dirige vers la conception et la réalisation de livre d'artiste ; les textes ou les phrases sont des extraits d'émotions choisies ou de réflexion personnelles. Les livres deviennent objets, boîtes à secrets, boîtes à rêves.


Exposition du  13 août au 11 septembre (mercredi, samedi, dimanche 14h30-18h30)
Chapelle des Pénitents Blancs à ASPREMONT
VERNISSAGE : vendredi 12 août à 19 heures.


Beatriz Moreno - UMAM 70 ans - Aspremont

L’univers de Beatriz Moreno est un univers inquiétant. Dans la vieille demeure de famille, baignée de nuit, sous un ciel sans étoiles, les ancêtres revivent d’une vie inhabituelle. Plus qu’un rêve, il s’agit d’une mise à nu de leur véritable identité. On ne connait jamais personne. Encore moins les morts, ceux de l’an passé comme ceux des siècles désormais évanouis dans la poussière du temps. Un long et impossible frisson nous traverse. Les voilà donc, rendus à leur vérité, arborant enfin leur vrai visage. Il était chat et le voilà chat. Au siècle des siècles. Il était loup. C’est pour l’éternité. Il était papillon. Il le demeurera. Hiératiques, hautains, bardés de fer ou de taffetas, je viens d’eux, de leur dérisoire splendeur.


Rien de monstrueux là pourtant. Inquiétant certes mais d’une beauté qui est celle que confectionnent les songes. Il s’agit de fixer la terreur, de lui donner image. Enfants, nous aimions le diable, les chimères et les croque-mitaines, les bêtes fabuleuses. Enfants, le péché nous hantait. L’art de Beatriz Moreno est très catholique. Au sens d’universel mais aussi au sens où, au moyen d’un travail étonnamment minutieux, revit devant nous la grandeur séculaire de l’Espagne. La photographe artiste se mesure à son passé, à celui des vieux palais et des tours de Tolède. Tout un cortège d’ombres... toute une merveille éteinte. Et eux à face d’autruche ou de lémurien, figés, grotesques... On songe à certaines pages de La route des Flandres par Claude Simon. On songe évidemment à Jérôme Bosch, à Francisco de Goya, à Salvador Dali. Sur le plan photographique, Beatriz Moreno a été marquée par Julia Margaret Cameron, Fox Talbot, Eugène Atget. Entre autres.
Les sentinelles de Tellus montent la garde. Tellus était la divinité romaine de la terre, la Gaia des Grecs. Tellus fit sortir du sol toutes les générations, les reprit ensuite pour en dissoudre les éléments et en tirer des existences nouvelles. Tellus a représenté le monde des morts en compagnie des Mânes. Tellus était associée à l’union maritale et à la procréation. Mort et vie. Là où elles se rencontrent. On invoquait Tellus avant de procéder à la moisson. On nommait la terre et on la touchait avec ses mains. Saint-Augustin l’évoqua, en la divisant entre son principe masculin et son principe féminin.

C’est un message muet qui nous est adressé, une mise en garde, un appel, un commandement. « Linquitur ut merito maternum nomen adepta terra sit, e terra quoniam sunt cuncta creata » écrit Lucrèce dans de Natura Rerum (V, 796). Il reste que c’est à juste titre que la terre a reçu le nom de mère, puisque tout est produit par la terre. » L’invention des sentinelles par Beatriz Moreno et donc le titre qu’elle a choisi s’expliquent ainsi, par la conscience aigüe qu’elle a des dangers qui menacent notre planète. Tellus Mater est celle grâce à qui le cycle vie/mort/renaissance peut exister. Tellus est « l’arbitre souveraine du monde, refuge des morts et régulatrice du renouvellement des existences. » Elle est passeuse de mondes, ordonnatrice des grandes mutations du vivant.

Il y a message mais c’est peut-être aussi à une nouvelle foi que nous appelle Beatriz Moreno, à une nouvelle mouture du culte ancien. Il ne s’agirait alors pas seulement de s’ouvrir à la gravité de la déesse et de ses sentinelles mais de répondre à une invite : celle d’en être, de les rejoindre. Réaliser en nous la fusion de l’animal et de l’humain, pour une nouvelle expérience du monde, pleinement poétique cette fois.

Eric Paul

Exposition du  13 août au 11 septembre (mercredi, samedi, dimanche 14h30-18h30)
Chapelle des Pénitents Blancs à ASPREMONT
VERNISSAGE : vendredi 12 août à 19 heures.

mardi 9 août 2016

Jonathan Ribeiro - UMAM 70 ans - Aspremont

Jonathan Ribeiro est né dans le sud de la France en 1987. Fils unique d'une famille aimante et unie, il grandit sur un socle religieux fort, porté par ses grands parents. Lui, n'a jamais cru. Il s'est pourtant toujours interrogé et intéressé à la théologie.

 Hors du cocon familial, sa jeunesse se révèle plus chaotique et violente. Il se passionne entre autres pour la philosophie, puis pour la métaphysique. La vie, la mort. Des questions sans réponse qui le torturent depuis toujours. 

 Ce repli sur soi l'entraîne alors vers des univers sombres, intimistes, imaginaires ou virtuels, qui ont tous contribué à fonder son identité artistique.
La violence à laquelle il fut confronté l'a poussé à se créer un monde où se mêle la violence contemporaine et la puissance des sentiments humains.


 La barbarie du monde l'intrigue et le fascine à la fois. Les jeux vidéos, le cinéma, la musique et les faits divers sont autant de pièces qui composent la personnalité de Jonathan Ribeiro.
Il n'est pas étonnant de trouver parmi ses principales influences des personnages tels que Joel-Peter Witkin, Gregory Crewdson, ou encore Friedrich Nietzsche.

Nous sommes dans un monde en crise, baigné de haine et de violence. La démarche de Jonathan Ribeiro est de catalyser ces émotions négatives. Les figer. Et les sublimer.

E.D.

Exposition du  13 août au 11 septembre (mercredi, samedi, dimanche 14h30-18h30)
Chapelle des Pénitents Blancs à ASPREMONT
VERNISSAGE : vendredi 12 août à 19 heures.

dimanche 7 août 2016

Comment vous rendre à l'exposition UMAM d'Aspremont


Avant dernière exposition des 70 ans de la fondation de l'UMAM à Aspremont.
Vernissage vendredi 12 août à 19 heures
Chapelle des Pénitents Blancs d'Aspremont
Avec les œuvres de Marc Alberghina, Gérard Haton-Gauthier, Jacqueline Matteoda, Béatriz Moreno, Jonathan Ribeiro et Dan You

Via M14 : 27 minutes
Via M914 et M14 : 29 minutes
Via Avenue de Rimiez et M14 : 33 minutes

Par l'autoroute :
- sortie St Isidore,  puis route de Grenoble (direction Digne), enfin tournez à droite direction Colomars.
- sortie Nice-Nord, puis direction Gairaud et M14.

mardi 5 juillet 2016

Nice : Prix de la Jeune Création Contemporaine 2016

Adrien Menu, lauréat du Prix de la Ville de Nice, est sculpteur.
Il développe un travail entre cuisine et chambre, lit et cimaise, table et tableau. Entre paysage et sculpture, fantôme et squelette. Chez ce jeune artiste, tout relève d’une zone intermédiaire qui déjoue les définitions et les immatriculations. Entre-deux fragile. Espace-temps en devenir. Caresses infra minces. Adrien Menu a reçu une bourse de 1.500 euros et sera invité en résidence pendant un an pour produire une exposition en octobre 2017, avec Mathilde Dadaux à la galerie de la Marine.

Mathilde Dadaux, lauréate du prix de la Venet Foundation est une artiste performeuse.
Chez elle, tout respire la légèreté et l’insinuation plutôt que les prises de positions spectaculaires et tonitruantes. Provoquer un courant d’air au 3e étage de la Cité radieuse à Marseille, inviter des personnes à se promener main dans la main et à converser sur les terrasses de la Villa Arson. Reprendre la performance de Marina Abramovic de 1975, Lips of Thomas, mais en la détournant. Jouer avec son corps, le corps de l’autre et avec le corps des mots (seins doux et saindoux). Toutes ces actions sont empreintes de délicatesse et de volupté vaporeuse. Mathilde Dadaux a obtenu une aide à la création de 2.000 euros pour lui permettre de continuer ses recherches qui seront restituées lors de l’exposition d’octobre 2017 à la Galerie de la Marine.


Les 70 ans de l'UMAM à Saint-Tropez

Petite promenade photographique réalisée par Patrick Wack à l'occasion du vernissage de la 12eme exposition célébrant les 70 ans de la fondation de l'UMAM.
Alain BELLINO, Matteo CARRASSALE, Jean-Marie CARTEREAU, Gérard HATON-GAUTHIER, KKF, Marc GAILLET, Alain LESTIE, Miguel MARTIN, Anthony MIRIAL, Gilbert PEDINIELLI, Patrick SCHUMACHER et Patrick WACK ont présentés leurs œuvres dans Le Jardin Public, 17, rue des Tisserands.
Elles sont visibles jusqu'au 17 juillet.








mercredi 29 juin 2016

Décès de la chanteuse lyrique Dany Barraud

Dany Barraud est décédée dimanche soir après avoir célébré son quarantième anniversaire de mariage avec Jean-Marie Gueit.
Notre ami Jean-Marie est un membre de l'UMAM.
Une cérémonie aura lieu samedi 2 juillet à 10 heures à l'église Saint-Michel au cœur de la vielle ville de Villefranche-sur-Mer.
Vous pouvez contacter Jean-Marie : gueit.jean-marie@orange.fr.

Article publié dans Nice-Matin


12eme exposition des 70 ans de l'UMAM à Saint-Tropez.


Après Beyrouth, Paris, Marseille, Nice, Menton, Villefranche-sur-Mer l’Union Méditerranéenne pour l’Art Moderne présente sa douzième exposition à l’occasion de la célébration de sa fondation par Matisse et Bonnard en 1946.

Douze artistes contemporains vont être exposés du 1er au 17 juillet à la galerie Jardin Public à Saint-Tropez, 17 rue des Tisserands.

Le Vernissage va avoir lieu lundi 4 juillet à 19 heures en présence des artistes et animé par le Boatpeople Music Band.

Artistes : Alain BELLINO, Matteo CARRASSALE, Jean-Marie CARTEREAU, Gérard HATON-GAUTHIER, KKF, Marc GAILLET, Alain LESTIE, Miguel MARTIN, Anthony MIRIAL, Gilbert PEDINIELLI, Patrick SCHUMACHER, Patrick WACK.




mardi 28 juin 2016

Cannes : "Salvador Dali ou l'ivresse des rêves"

Du 25 juin au 30 octobre 2016, le Centre d'art Malmaison présente Salvador Dali ou l'ivresse des rêves.

Avec plus de 170 œuvres gravées du maître surréaliste espagnol provenant de la collection Jean Ferrero, l'exposition revêt un caractère rétrospectif. Cette collection est accompagnée d’œuvres sur papier, dessins et aquarelles, ainsi que des huiles sur toile issues de collections privées françaises.

Centre d'art La Malmaison - 47 boulevard de la Croisette  - Cannes
Centre d'art La Malmaison



Aubagne : "Beau geste, Hans Hartung, peintre et légionnaire"

Cette double exposition tend à confronter deux versants de l'oeuvre d'Hans Hartung.

D'un côté, sa production tantôt abstraite et tantôt figurative de la Seconde Guerre mondiale, marquée par son engagement dans la Légion étrangère, sera présentée au Musée de la Légion étrangère.

De l'autre le centre d’art les Pénitents Noirs accueillera des productions de la dernière partie de sa vie, dans le Sud de la France. Infirme suite à son amputation en 1944, diminué par la vieillesse, il continue à peindre à 85 ans des œuvres extrêmement énergétiques voire monumentales.

Quelques semaines avant sa disparition, en 1989, il réalise des toiles de 5 mètres sur 3, des dimensions inédites en plus de 70 ans de parcours artistique.

La double exposition du Musée de la Légion étrangère et du Centre d’art les Pénitents Noirs de la Ville d’Aubagne, qui se déroulera en 2016, tend à confronter, sur ces deux espaces, deux parties de sa production artistique.


La désolation de la guerre au musée de la Légion étrangère.

Période figurative de la Seconde Guerre mondiale, marquée par son engagement dans la Légion étrangère au sein de laquelle il a servi par deux fois. Allemand de naissance, Hartung s’est engagé contre le nazisme. Le 20 novembre 1944, à 40 ans, brancardier sur le front, il est blessé et amputé de la jambe droite.

Ces années de guerre constituent une parenthèse dans son parcours artistique, mais elles lui donnent l’occasion de produire des œuvres d’une grande singularité : il continue ses recherches abstraites, mais la guerre marque aussi un retour à la figuration avec une importante série de visages de profil, d’une formidable intensité visuelle.

Pièces d’archives et d’œuvres de la période 1939-1945, seront présentées au Musée de la Légion étrangère.
Musée de la Légion - Chemin de la Thuilière - 13400 Aubagne

Les sublimations du Sud au centre d’art les Pénitents Noirs.

A compter de 1973, Hans Hartung, devenu « pape de l’abstraction », s’installe dans la magnifique villa d’Antibes. Diminué physiquement, de plus en plus handicapé par son infirmité, il parvient pourtant à mettre en place des moyens de création qui subliment cette invalidité.

Ses œuvres gagnent en ampleur et en puissance grâce, entre autres, à des systèmes de projection, notamment, des balais de genêts (branchage d’arbustes) et de sulfateuses, qui lui permettent d’appliquer la peinture sur la toile ou de la pulvériser à distance.

Afin que le visiteur prenne la pleine conscience de la soif et de l’urgence de créer de l’artiste, Fabrice Hergott a choisi de s’arrêter sur 4 journées de juillet au cours desquelles Hans Hartung a créé dans la profusion ou « frénétiquement ».

Centre d’art les Pénitents Noirs - Les aires Saint-Michel - 13400 Aubagne

 

dimanche 26 juin 2016

Nice : Alain Lestié à la Galerie Depardieu

Alain Lestié est né à Hossegor en 1944. Il vit et travaille à Cannes.
Dans les années soixante, Alain Lestié pouvait être considéré comme un peintre de la figuration critique, s'interrogeant sur l'avenir même de la peinture qui, pour beaucoup à l'époque, semblait destinée à disparaître. Le travail qu'il a proposé à la galerie Depardieu témoigne du chemin parcouru par cet artiste atypique qui s'exprime avec une dextérité extraordinaire au moyen du seul crayon Nero et sur des feuilles de papier Fabriano de formats identiques.



Une austérité de moyens techniques qui contraste avec la variation infinie des teintes allant du noir au blanc en passant par toutes les nuances de gris. Quel que soit le sujet de chaque tableau, figure, symbole ou signe plus ou moins énigmatiques, on retrouve l'éclat des nuances de gris et de noir, la netteté du dessin, la puissance évocatrice d'un univers prenant, propre à l'artiste, révélant sa grande maîtrise des couleurs et des formes. Fidèle à son passé de peintre de la figuration critique s'interrogeant, dès les années 70, sur l'avenir de la peinture, Alain Lestié nous emmène dans un monde parallèle, où la représentation, la figuration des objets ou des espaces, servent de métaphore à son discours sur l'art et sur le réel.

Les écrits qu'Alain Lestié publie depuis de nombreuses années, en plus de son activité de peintre, sont empreints d'une réflexion qui expliquent la profondeur attachée à ces œuvres. Le monde technologique dans lequel nous vivons, clair obscur si bien représenté dans son travail, célèbre l'aliénation croissante de notre époque contemporaine. S'agit-il de l'annonce de la disparition du monde ? A la fois disparition de la nature et de l'artifice humain ? De l'isolement et de la séparation des êtres qui continuent pourtant à se mouvoir dans cet univers ? Certainement tout cela, désespéré de ne pas voir naître un monde nouveau sur la faillite de l'ancien...

Alain Lestié a été exposé dans le cadre des 70 ans de l'UMAM au Palais de l'Europe de Menton
Il le sera également cet été à Saint Tropez.

Exposition jusqu’au 30 juillet 2016
Vernissage : Jeudi 30 juin 2016 de 16 à 21h

Galerie Depardieu - 6, rue du docteur Jacques Guidoni - (ex passage Gioffredo) - Nice
tél 09 66 89 02 74 - galerie.depardieu@orange.fr www.galerie-depardieu.com

lundi 20 juin 2016

ARTENCIEL à Saint Paul de Vence

Les remparts de Saint-Paul de Vence accueillent du 3 juin au 31 octobre, la 5éme édition de l’exposition à ciel ouvert L’ARTENCIEL. 10 artistes proposent 10 œuvres et installations curieuses et décalées, un chemin de ronde sur lequel le visiteur sera amené à s’interroger. Une exposition au Musée de Saint-Paul ainsi que des ateliers et performances sont organisés en marge de l’exposition.

L’ARTENCIEL,
Sur le chemin de ronde et au-delà… Tel le Giacomettong de KKF posté à l’entrée des remparts, la transition est en marche sur cette nouvelle édition de l’ARTENCIEL.

Le Giacomettong de KKF
 La transition c’est réinventer, transformer, repenser le modèle de nos sociétés modernes mais aussi le chemin pour y arriver. Les 10 œuvres implantées le long des remparts de Saint-Paul de Vence suscitent curiosité et questionnements : Notre rapport au temps avec l’œuvre Concrete de Nathalie Decoster ; Notre rapport à la nature avec Nest de Kim Cao et Dans la peau des arbres d’Alexandra Debodjoya ; Notre capacité à imaginer et à inventer avec la Grande sorcière de Louis Cane et le Giacomettong de KKF…

10 œuvres, 10 balises qui interpellent sur un chemin artistique délibérément libre et ouvert à tous.

Le regard, la sensibilité seront aussi les fils conducteurs des ateliers qui viendront animer cet événement durant tout l’été : toile de baisers, mapping, récupération et land art, chacun sera mis à contribution pour inscrire l’ARTENCIEL dans une création vivante et inspirante.
Par la complémentarité des approches qu’il développe, l’ARTENCIEL mène, consciemment ou non, vers un nouveau projet pour lui-même et pour chacun d’entre nous. Bon voyage sur le chemin de ronde !

Les artistes de L’ARTENCIEL :

Lionel Bouffier
Louis Cane
Kim Cao
Bernard Conforti
Alexandra Debodjoya
Nathalie Decoster
Béatrice De Domenico
Patrick Frega
Le connectif KKF
Théo Tobiasse

L’ARTENCIEL, parcours artistique éphémère sur les remparts de Saint-Paul de Vence
Du 03 juin au 31 octobre 2016.



EXPOSITION AU MUSEE DE SAINT-PAUL
Dans l’atelier des artistes de l’ARTENCIEL. Pendant toute la durée de l’événement, le Musée de Saint-Paul accueille une exposition consacrée à la démarche de création des 10 artistes : photographies, dessins, études préparatoires, maquette. Des œuvres supplémentaires ainsi que des livres dédiés au travail des artistes permettent de mieux comprendre les étapes de la création ainsi que d’apporter de nouvelles clefs de compréhension.
Entrée libre
Musée de Saint-Paul, 2 rue Grande 06 570 Saint-Paul de Vence
Ouvert tous les jours du 01 juin au 30 septembre de 10h à 19h et à partir du 1er octobre de 10h à 18h. Fermé de 13h à 14h les week-ends et jours fériés.

Tél. 04 93 32 86 95 / www.saint-pauldevence.com