samedi 23 avril 2016

Paris : "Vanités" de Jean-Pierre Raynaud

Jean-Pierre Raynaud est né à Courbevoie en 1939. Sa carrière artistique débute en 1964 à Paris au Salon de la Jeune Sculpture. Depuis lors il est exposé dans de nombreux pays (Japon, Corée, Emirats Arabes Unis, Cuba, Belgique...).
L’œuvre qui marque le début de sa carrière est sa maison de La Celle Saint-Cloud construite en 1969. Entièrement recouverte de carrelage blanc il y vivra pendant 24 ans avant de la détruire. Les débris seront exposés dans des containers chirurgicaux au Musée d’Art Contemporain de Bordeaux.
Ses thèmes fétiches sont : les pictogrammes, les pots, le carrelage de céramique blanc à joints noirs. Un pot doré géant, avant de s’établir définitivement au Centre Georges Pompidou à Paris, a été exposé au cœur de la Cité Interdite à Pékin et suspendu à l’extrémité d’une grue au dessus du chantier de la Potsdamer Platz, à Berlin. Les drapeaux vietnamiens, soviétiques, cubains, français constituent également une source d’inspiration et une base de travail ce qui donne à son œuvre une dimension politique. Jean-Pierre Raynaud compte parmi ses réalisations des œuvres de taille monumentale. Parmi celles-ci figurent les vitraux de l’abbaye de Noirlac, la «Carte du Ciel» dans les quatre patios de la Grande Arche de la Défense, une voûte nucléaire sur un plafond du Louvre. Jean-Pierre Raynaud par l’intégrité de son œuvre demeure un acteur majeur de l’Art contemporain.
JEAN-PIERRE RAYNAUD - «Vanités», 1993-2010
IMPRESSION SUR CERAMIQUE - CM 161 x 190 x 15

Pour cette exposition Jean-Pierre Raynaud présente des carreaux de céramiques. Mais il dépasse l’usage même du carreau en tant que matériau de construction : il le fait apparaître en tant que support d’impression. En effet sur ce matériau réputé froid et cassant l’artiste imprime un crâne néolithique associé à un objet symbole de l’enfance.

Exposition jusqu'au 28 mai 2016

GALERIE PIECE UNIQUE 4 rue Jacques Callot 75006 Paris
PIECE UNIQUE VARIATIONS 26 rue Mazarine 75006 Paris
01 43 26 85 93
www.galeriepieceunique.com info@galeriepieceunique.com

«Arman et César aux manettes» Dessins de Jacques SECHAUD

Tout juste retraité, Jacques Séchaud commence en 1988, une série de dessins sur César, artiste qu’il admire profondément. César, impressionné par la qualité de ces dessins, lui conseille de les présenter à Jean Ferrero qui lui commandera aussitôt deux séries sur Arman et César. Il réalisera ainsi, pendant près de 4 ans, plus de 300 dessins, dont 250 font partie de la Donation Ferrero à la Ville de Nice.
Les champions de la radio-commande, 1990
Encre et crayon de couleur sur papier, 50 x 65 cm
Collection Ville de Nice / Donation Jean Ferrero

"Spectateur enthousiaste au grand cirque de l’Art contemporain, mes élans vont au duo acrobatique Arman – César. Joueur impénitent j’aime surprendre l’artiste qui se cache derrière chaque œuvre, mais selon mes états d’âme, l’humeur du moment et ma pauvreté encyclopédique. Si nos duellistes se donnent en spectacle, ils ne peuvent s’offusquer de mes interprétations ; après tout, l’Art n’est que le prétexte à la dérive de nos imaginations. Deux possibilités m’étaient offertes pour approcher les Maîtres : 
- Pénétrer en voyeur indécent dans l’intimité de chacun d’eux ; 
- Me contenter de rester derrière la cloison, me faisant discret sur mon strapontin, l’oreille aux aguets, laissant au moindre vagissement libre cours à mes fantasmes. En garçon bien éduqué, j’ai choisi la seconde solution, pour un salut admiratif."- Jacques SECHAUD


Jacques Séchaud est né aux Pavillons-sous-bois (93) en 1926 et décédé à Nice en 2014. Diplômé de l’Ecole Supérieure des Arts Appliqués et de l’Ecole Normale Supérieure de l’Enseignement Technique, il a exercé 20 ans comme professeur d’arts plastiques, au Lycée du Parc Impérial à Nice.

Une sélection de ces dessins sera exposée du 27 avril au 19 septembre 2016 à l’Espace de la Donation Ferrero à Nice. Le vernissage de l’exposition aura lieu le mardi 26 avril 2016 à 19 heures. 

Espace Donation Ferrero - Place Pierre Gautier - Nice


Charlotte Salomon "Vie tragique, vie rêvée" par Frédérik Brandi

Cette conférence s’inscrit dans un cycle de conférences programmées dans le cadre de l’exposition «Charlotte Salomon Vie ? ou Théâtre ?», présentée du 4 février au 24 mai 2016 au musée Masséna. Réalisée en collaboration avec le Jewish Historical Museum d’Amsterdam, cette exposition propose la découverte d’originaux, gouaches, dessins, pastels et archives inédits de Charlotte Salomon.


À partir d’éléments relatifs à sa biographie et des liens qu’entretiennent ses œuvres avec un certain répertoire, cette séance propose une mise en regard du parcours humain et artistique de Charlotte Salomon (1917-1943) à travers le prisme de la musique. Une expérience de commentaire de sa création picturale par le biais de lectures et de diffusion de disques offrant, dans un éclairage inédit, des clés d'accès sensibles pour découvrir l'univers de l'artiste. Ses gouaches s'accompagnent en effet de multiples références à des opéras, des fragments de chansons populaires, des pièces de compositeurs romantiques. D’une guerre à l’autre, de Berlin à Auschwitz en passant par la Côte d’Azur, le temps, les lieux et l’action d’une vie trop brève sont traversés par les sons d’un tragique Singspiel.

Un moment d’écoute à partager en compagnie d’auteurs familiers de Charlotte Salomon comme Bach, Beethoven, Bizet, Gluck, Schubert ou Weber, mais aussi de sources propres à éclairer son parcours sous un jour nouveau avec des œuvres de Hélios Azoulay, Samuel Barber, Steve Reich, etc.

Conférence-écoute musicale >> Dimanche 24 avril 2016 à 15 heures

Frédérik Brandi est le directeur du Centre d'Art Contemporain de Carros.

Musée Masséna - 65, rue de France - 06000 NICE - 04 93 91 19 10 

jeudi 21 avril 2016

Premier salon artmonte-carlo

artmonte-carlo est un nouveau salon d’art dont l’intention est d’établir sur la Côte d’Azur une plateforme artistique de premier plan pour l’art contemporain, l’art moderne et le design contemporain, afin de faire honneur aux exigences des nombreux collectionneurs et amateurs d’art de la région.

L’intérêt témoigné par les collectionneurs et les galeristes ayant fait l’expérience d’artgenève ainsi que les liens étroits entre Genève et Monaco ont motivé Palexpo SA dans l’entreprise de la création d’un second salon.



La première édition d’artmonte-carlo aura lieu au Grimaldi Forum de Monaco du 30 avril au 1 mai 2016.  Dans l’esprit d’artgenève, artmonte-carlo se distingue par une sélection pointue et restreinte de galeries internationales de premier plan dévoilées dans une scénographie très soignée et largement enrichie d’un programme d’expositions non commerciales du meilleur niveau. Cette configuration de mixité unique est ponctuée de zones de confort qui favorise le dialogue entre les différents acteurs du monde de l’art.

Les deux salons, l’un inaugurant le calendrier annuel européen des foires d’art contemporain en pleine saison hivernale genevoise et l’autre entamant la belle saison monégasque, fédèrent deux axes européens importants, riches en espaces d’art et lieux de résidence de nombreux amateurs et collectionneurs d’art.

Nous souhaitons qu’ils s’enrichissent mutuellement et permettent de faire rayonner à l’échelle internationale l’idée du salon d’art qui se singularise des formats et concepts des grandes foires d’art que nous connaissons.

Prenant place dans des cadres raffinés et à taille humaine, artgenève et artmonte-carlo sont à l'image de leurs lieux : agréables et au rayonnement international.

Samedi 30 avril & dimanche 1er mai de 12h à 20h.
Info : http://artmontecarlo.ch/fr/welcome

Marseille : printemps de l'art contemporain

Depuis 8 ans, à chaque printemps, la scène des arts visuels de Marseille vous invite à rentrer dans une zone de turbulence, pour vivre les expériences esthétiques les plus contemporaines et découvrir la ville autrement : c’est le Printemps de l’Art Contemporain qui revient. Un « PAC » qui se déploie cette année selon des formats multiples : deux biennales, des workshops, des sorties de résidences, l’ouverture des ateliers de production d’œuvres et, bien entendu, de très nombreuses expositions. Au total, une cinquantaine de lieux vous ouvrent leurs portes, parmi lesquels les 37 membres du réseau Marseille expos, qu’il s’agisse d’institutions, de galeries privées ou associatives.

Cette nouvelle édition foisonne d’invitations internationales, avec des artistes de toute la Méditerranée jusqu’au nord de l’Europe en passant par la Corée du Sud à qui le festival consacre son Focus. Mais les artistes de la région sont également à l’honneur : en réalité, vous les trouverez au cœur d’un événement qui se fiche pas mal des frontières.


Pendant le lancement, du jeudi 5 mai (Ascension) au dimanche 8 mai, c’est une succession de vernissages, nocturnes, performances, rencontres professionnelles et soirées musicales, qui rythmeront votre parcours de quartier en quartier. Pour les publics peu familiers de l’art contemporain, des circuits accompagnés seront proposés en parallèle, afin de relier plusieurs expositions, échanger avec les artistes et les commissaires, pour une expérience de visites originale. Le vendredi 6 mai, une conférence et une table ronde permettront également d’approfondir et de discuter certaines questions qui font l’actualité du monde de l’art.

Puis du 12 au 14 mai, un second temps fort, plus éclaté, permettra de découvrir les œuvres disséminées dans le Parc de la Maison Blanche (« Arts Ephémères »), les projets artistiques développés tout au long de l’année dans les quartiers Nord, ou encore une Nuit consacrée à la vidéo dans le Panier. Le festival se clôt officiellement le 28 mai, mais de nombreuses expositions resteront encore ouvertes en juin et juillet, tandis que, déjà, de nouveaux projets émergeront entre temps, ici et là.

Festival d’art contemporain : expositions et temps forts
• Week-end de lancement du 5 au 8 mai : 4 jours de parcours artistiques à Marseille, vernissages et nocturnes
• Rencontres professionnelles le 6 mai : conférence et table-ronde
• 2ème temps fort du 12 au 14 mai : circuits, vernissages et déambulation
• Programme Coréen : expositions et évènements. Manifestation organisée dans le cadre de l’Année France-Corée 2015-2016 (anneefrancecoree.com)
Info : http://www.marseilleexpos.com/printemps-de-lart-contemporain/

lundi 18 avril 2016

La 12ème édition de la Nuit européenne des musées aura lieu le 21 mai 2016

Le samedi 21 mai prochain, de nombreux musées ouvriront gratuitement leurs portes partout en France et en Europe de la tombée de la nuit jusqu'à minuit environ. Visites éclairées, parcours ludiques, ateliers, concerts ou spectacles de danse, des animations exceptionnelles donneront à vivre au public une tout autre expérience du musée.




Le ministère de la Culture et de la Communication et le ministère de l'Education nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche proposent, pour la quatrième année consécutive, « La classe, l’œuvre ! », un dispositif commun destiné à rapprocher les élèves des musées. Toute l’année, les élèves des établissements partenaires étudient une œuvre d’un musée alentour, puis viennent présenter le fruit de leur travail au public le soir de la Nuit européenne des musées, devenant ainsi, à leur tour, des passeurs de culture. L'an dernier, ce sont 240 musées et 540 classes qui ont participé à ce programme d'éducation artistique et culturelle.

L’édition 2015 avait mobilisé 3200 musées dans plus de 30 pays en Europe. En France, ce sont deux millions de visiteurs qui se sont pressés aux portes des 1265 musées participant à cet événement organisé par le ministère de la Culture et de la Communication, autour de plus de 2700 animations spéciales.

Retrouvez la Nuit européenne des musées sur nuitdesmusees.fr et sur les réseaux sociaux (twitter, facebook, instagram) et participez avec le hashtag #NDM16.

Menton : donation Lucien Clergue

En 2011, Lucien Clergue accompagne l’inauguration du musée Jean Cocteau collection Séverin Wunderman avec une extrême générosité en faisant don de 240 photographies, essentiellement prises lors du tournage du film Le Testament d’Orphée.

«J’ai le plus grand respect pour les poètes parce qu’ils n’ont besoin de rien. Avec leur doigt sur le sable, ils peuvent tracer une phrase qui va changer la vie. Ça c’est mon ambition, être poète, c’est le mot majeur. Cocteau m’a donné ce titre de poète photographe et c’est le titre dont je suis le plus fier».

Lucien Clergue disparaît le 15 novembre 2014 à Arles. Cette nouvelle exposition est un hommage que nous rendons au créateur des Rencontres d’Arles en 1970 et premier photographe entré à l’Académie des beaux-arts de l’Institut de France en octobre 2007. Artiste infatigable, il a été l’auteur de près de 800 000 photographies, et l’héritage laissé aux nouvelles générations est immense.

L’exposition retrace, à travers près de 70 clichés, l’atmosphère du Testament d’Orphée et de ce tournage très spécial qui débuta aux Baux-de-Provence, se poursuivit à la villa Santo Sospir (lieu de résidence de Cocteau à Saint-Jean-Cap-Ferrat), dans les rues de Villefranche-sur-Mer, sur les routes de l’arrière-pays niçois et se termina aux studios de la Victorine à Nice.

L’année 2016 consacre la programmation du musée au thème de la collection et du collectionneur. Il semblait donc évident de présenter ce fonds qui représente la troisième donation importante, après celle du légataire universel de Jean Cocteau, Édouard Dermit, en 1966 et celle de Séverin Wunderman en 2005.

Du 23 avril au 13 juin 2016
Musée Jean Cocteau collection Séverin Wunderman
2, quai de Monléon - MENTON
http://www.museecocteaumenton.fr/

Vallauris : Le collectif 46-48 présente Jocelyne Bosschot

Les galeries-ateliers du Collectif 46-48 organise un vernissage tous les premiers jeudis du mois de 18h30 à 23h.
Ce sont neuf galeries qui reçoivent à chaque vernissage pour découvrir les œuvres les plus récentes et celles des artistes invités au 46-48 avenue Georges Clemenceau à Vallauris.

Jeudi 5 mai à 18h30

BOSSCHOT

Galerie Autourdelles


Les Vendredis du PHARE…

L’association Gloria Mansion lance les vendredis du PHARE

(Promotion Histoire Architecture Ravalement Étude)

et donne carte blanche au photographe Anthony Lanneretone pour ouvrir notre horizon.


La thématique d’avril met en valeur trois bâtiments Art déco de la Promenade des Anglais : la Mascotte, la Couronne et le Forum.

Rendez-vous vendredi 29 avril à 19 heures pour le vernissage du PHARE à la librairie La Briqueterie dans le Vieux Nice (4-6 rue Jules Gilly) !

http://gloriamansion.fr/

dimanche 17 avril 2016

Nice : Quentin Spohn Galerie 22

En février 2015, Quentin Spohn était accueilli au sein du Dojo dans le cadre d'un atelier/résidence d'un an. A la fois studio de création et de design graphique, le Dojo est également une plateforme expérimentale dédiée à l'art contemporain où les artistes sont invités à intervenir in situ, dans l’environnement direct de l’entreprise au travail.


C’est dans ce contexte inédit et sous l’influence d'un environnement où l’outil informatique était omniprésent que Quentin Spohn a développé un projet de fresque de grande ampleur sur la thématique de la société numérique et par extension sur des thématiques telles que : l’immersion du numérique dans nos vies, le développement des décharges informatiques, les espaces de datacenters ou l’idéologie transhumaniste…

L'exposition sera l'occasion de découvrir le travail mené par Quentin Spohn durant cette année de résidence au Dojo dans le contexte même du lieu de sa création.

Vernissage: 30.04.2016 - 18h à 21h
Intervention sonore de Christian Vialard le soir du vernissage

Le Dojo - 22 bis boulevard Stalingrad - 06300 - Nice
Exposition jusqu'au 30 mai.

USA : Gilles D'Elia à la une du Street Photography Magazine

Street Photography Magazine‚ le mensuel américain de référence en photographie de rue‚ consacre la une de son édition d’avril 2016 à une interview de Gilles D’Elia‚ réalisée par Ashley Hunsberger. Le sommaire du magazine peut être consulté ici :

http://streetphotographymagazine.com/issue-35

et un accès à la version numérique de ce numéro (compatible avec tous les ordinateurs‚ tablettes et smartphones) peut également être acheté via la plateforme de vente en ligne du site :

http://streetphotographymagazine.com/buy-issue-35/


Extrait : « C’est Walker Evans‚ sans aucune hésitation‚ qui exerce la plus grande influence sur mon travail. C’est lui qui a compris le grand secret de la photographie : c’est qu’elle est un art double. Une photographie a une double valeur : une valeur documentaire et une valeur plastique‚ esthétique. Chaque image est une tension permanente entre les deux. Winogrand était peut-être le plus grand photographe de rue‚ mais il privilégiait la valeur documentaire‚ surtout à la fin de sa vie‚ dans ses images sordides et magnifiques de la déliquescence de la société pendant les années 80. Un autre grand maître‚ Henri Cartier-Bresson‚ privilégiait trop le contraire : la valeur plastique‚ il était obsédé par la composition‚ la géométrie‚ le nombre d’or... A mon avis ils se trompaient tous les deux‚ et Walker Evans seul avait raison : il ne faut surtout pas privilégier l’un des deux aspects‚ une bonne photo est le résultat d’une tension absolue entre la valeur documentaire et la valeur plastique‚ et ces deux valeurs doivent se retrouver dans l’image à égalité totale. »

La photographie qui illustre la couverture du magazine a été prise dans le métro parisien en 2014 :

http://www.gillesdelia.fr/portfolio/15

Biot : Journée d'étude Peintres, sculpteurs, architectes Au musée Fernand Léger

Durant l'été 1954, dans un champ d’oliviers à Biot, a lieu Architecture Formes Couleur, la première exposition du Groupe Espace. Fondé en 1951 par André Bloc et Félix Del Marle, le groupe rassemble des artistes et des architectes, unis par le même désir d'une synthèse des arts au service du bien-être social. Dans le contexte de la reconstruction, il souhaite démontrer la nécessité d’une synergie afin d’édifier un cadre de vie adapté à l’homme moderne. Le musée national Fernand Léger, qui possède deux peintures sur fibrociment de Léger peintes pour cette occasion, revient sur l’histoire de cette exposition atypique.

La manifestation de 2016 n’est pas conçue comme une reconstitution mais comme une évocation de cet événement. Au travers d’oeuvres qui furent pour certaines présentées à Biot en 1954, de documents redécouverts récemment, la manifestation replace l’événement dans son contexte socio-historique.

Lieu d'accueil : auditorium du musée national Fernand Léger, 255 chemin du Val de Pôme 06410 Biot

Inscription gratuite sur réservation : visiteguide-mn06@culture.gouv.fr 




Déroulement de la journée Dimanche 3 juillet de 14 à 17h

12h30 : possibilité de déjeuner à la Buvette du musée : réservation conseillée : 06 21 70 74 14

14h : accueil : Anne Dopffer, directrice des musées nationaux du XXe siècle des Alpes- Maritimes ; modératrice : Diana Gay, conservatrice au musée national Fernand Léger

Sculpteurs et peintres au sein du Groupe Espace :

14h15 : Maxime Descombin et la synthèse des arts, par Marie Lapalus, conservateur du musée des ursulines à Mâcon

14h45 : Fernand Léger et le Groupe Espace, par Diana Gay, conservatrice au musée national Fernand Léger

15h15 : Jean Leppien, acteur et témoin de la modernité européenne et de la synthèse des arts, par Laure Lanteri, responsable du service des publics des musées d'Antibes

15h45 : débat - pause

Le Groupe Espace et ses réseaux internationaux :

16h : Expériences de synthèse des arts. Le cas italien Movimento Arte concreta- Espace, par Annalisa Viati Navone, chercheur à l'Archivio del Moderno (Accademia di Architettura di Mendrisio, Suisse italienne), associé au LéaV-Ecole nationale supérieure d'architecture de Versailles

16h30 : Les échanges France-Scandinavie du Groupe Espace (Edgard Pillet et la Finlande, Olle Baertling et la Suède, Jean Dewasne et le Danemark), par Céline Berchiche, docteur en histoire de l'art contemporain

17h : table-ronde et conclusion

Nice : musique chez Depardieu

Jeudi 21 avril à 20h15 :

UNDERCROSSCURRENT


RICCARDO ANFOSSO guitare & GIOVANNI DIMARTINO piano

Après un an, le duo Riccardo Anfosso à la guitare et Giovanni DiMartino au piano, revient avec les musiques et l'atmosphère de Bill Evans & Jim Hall, de leurs albums Undercurrent, Crosscurrent. Les célèbres standards sont revisités, l'échange entre les deux instruments où le swing et le rythme, parfois à peine évoqués, permettent au public d'imaginer...


Samedi 23 avril Riccardo Anfosso vit à Vintimille où depuis des années il se consacre au jazz dans différentes formations. Depuis 2009, il est directeur artistique du JazzAlta, festival de jazz qui se déroule chaque année dans cette ville frontalière. Il est aussi directeur de West Project Orchestra, un ensemble de 16 musiciens qui joue des arrangements tirés du Libération Music Orchestra de Charlie Haden.

Giovanni DiMartino, né à Salernes, s'installe à San Remo où il enseigne la musique. Il s'est immédiatement fondu dans le panorama jazzistique de l'Ouest de la Ligurie grâce à ses grandes capacités de pianiste.

Samedi 23 avril à 20h15 :

LOOKING-UP PROJECT “HOMMAGE À MICHEL PETRUCCIANI”

GUIDO BOMBARDIERI sax, STEFANO BERTOLI batterie, SANDRO MASSAZZA contrebasse, JEAN-BAPTISTE BOLAZZI piano

Le “Looking-up project” quartet, motivé par le déésir de faire vivre la musique de Michel Petrucciani, se produit régulièrement depuis 2013 avec des nouveaux arrangements originaux qui préservent l’essence de sa musique.

La création artistique est une affaire de racines et d’influences. Dans le jazz ce lien familial n’est pas visible pour les yeux, et ne l’est pas toujours immédiatement aux oreilles.
Les compositions de Jean-Baptiste Bolazzi seront présentées le 23 Avril à la Galerie Depardieu. Elles sont particulièrement inspirées par le style mélodique et le lyrisme de la musique de Michel Petrucciani.

Galerie Depardieu - 6, rue du docteur Jacques Guidoni (ex passage Gioffredo)
www.galerie-depardieu.com
Réservations : galerie.depardieu@orange.fr & 09 66 89 02 74

Paris : Florin Stefan

A nouvelle galerie, nouveaux protagonistes. C'est sous ce signe qu'Anne-Sarah Bénichou inaugure son espace de la rue Chapon avec les peintures de Florin Stefan, artiste roumain qui vit et travaille à Cluj, « l'autre » capitale artistique de la Roumanie. Cette ville située au coeur de la Transylvanie historique s'est fait connaître ces dernières années par ce que certains appellent son « école de peinture », un peu comme on parle de Leipzig.

Florin Stefan
 The Sleep, 2014
Huile sur toile
170 x 270 cm
L'opportunité, offerte par Anne-Sarah Bénichou d'exposer pour la première fois en France, signera à coup sûr pour Florin Stefan le début d'une carrière ascensionnelle tant ses toiles témoignent d'un talent certain et de qualités picturales rares. L'artiste construit une peinture figurative et narrative à souhait qui donne l'impression de réinventer, avec enchantement, autant une cuisine interne de la modernité que de retrouver une normalité du sujet. Il importe de se rappeler que l'Histoire n'a pas épargné cette région du monde et que la traversée du désert, ces dernières années, fut rythmée inlassablement par des références aux évènements tragiques et aux figures négatives qui ont marqué le pays sur plusieurs générations. Florin Stefan est l?un des premiers à s'être affranchi du poids du passé et à s'investir corps et âme dans un présent qui n'est pas anodin mais qui est rythmé par ses doutes, ses inquiétudes, et surtout un combat aussi bien avec lui-même qu'avec la peinture. Toutes ses oeuvres soulignent cette confrontation avec les défis de l'intime et ce tiraillement qui n'épargne pas la réflexion comme ressort du rebond.

L'artiste traite des scènes d'intérieur et de genre, des portraits, des nus, du paysage. Choisir ses sujets c'est en premier lieu dialoguer avec la peinture. Son regard se laisse surprendre par ce que l'oeil de son appareil photo enregistre quotidiennement. Il laisse mûrir certaines images pour ensuite les transposer à une autre échelle et avec d'autres dispositions où la couleur et la matière sont mises à contribution avec bonheur.

Les figures féminines prédominent dans l’œuvre de Stefan : assises, penchées, assoupies, devant un miroir, à la toilette ou au lit, toutes reflètent l'instantané, le désir qui nait ou s'émousse, l'attraction. Oeuvres, à leur tour, osées par l'audace du cadrage, la richesse des tons, le choix du sujet. Ce regard sur les éléments, les êtres chers, sur ce qui l'entoure, Florin Stefan le transpose avec tempérament à travers la couleur, la lumière, la matière. Son art est l'expression intime de la sensation, du trouble face au monde qui le touche, il souligne ce corps-à-corps avec la couleur mais aussi la complexité de sa sensibilité.

Ami Barak

"FACE TIME" de Florin Stefan
Jusqu'au 7 mai - 45 rue Chapon 75003 - T. 01 44 93 91 48 - galerie@annesarahbenichou.com
http://annesarahbenichou.com/ 

vendredi 15 avril 2016

vendredi 8 avril 2016

Un très beau reportage de France 3 sur l'UMAM

Un parallèle intéressant avec des images de l'INA en 1964 et aujourd'hui tournées au Palais de l'Europe de Menton.
Avec la participation de Simone Dibo-Cohen,  Marc Gaillet, KKF et Alain Lastié

Paris : Catherine Seher chez Gilles Naudin

Née à Paris - Diplôme des Beaux Arts de Paris

Les peintures de Catherine Seher mobilisent chez le spectateur des émotions fortes, singulières ou chao- tiques, avec des personnages s’inscrivant de façon évanescente dans un paysage où disparaissent les bornes et les repères. Les silhouettes anonymes, nous livrent la vision d’un monde démantelé mais pourvoyeur de sens. Nous sommes introduits dans un univers de pensées suggérées. Le spectateur est ainsi interrogé puis concerné par ces images évoquant des expressions spontanées, presque magiques. On y retrouve la force des premiers gestes, les formes les plus intimes.



Le regard de Catherine Seher est audacieux, il ne concède rien – c’est-à-dire qu’il ne nous laisse pas tranquille, pas endormi dans une fausse douceur – l’artiste transfère une histoire dont l’intensité ne nous autorise pas à nous dérober.
Nous sommes dans un face à face troublant. D’étranges personnages nous hèlent, alors que leurs yeux, déjà, nous guident vers ce qui doit advenir.

Chaque fois, un l est à saisir, mince rai fluorisé de lumière qui serpente, s’enroule, surligne. Fil d’Ariane, ténu, volontaire.
Ne comptons pas le temps pris à parcourir les tableaux de Catherine Seher, car les êtres qu’elle saisit dans leurs élancements, leurs inquiétudes, leurs désirs signalent une totale responsabilité de ce qu’ils affichent. Ils nous rendent ainsi complices d’émotions toujours intenses parfois méconnues ou nimbées de cet insaisissable mystère de l’autre. Une in nie délicatesse de création ainsi révélée nous capte, à notre corps défendant.

Huguette Hérin-Travers

Galerie GNG du 10 mai au 18 juin. 3, rue Visconti - 75006 Paris
01 43 26 64 71- galeriegng@wanadoo.fr  - http://www.galeriegng.com