mercredi 29 juin 2016

Décès de la chanteuse lyrique Dany Barraud

Dany Barraud est décédée dimanche soir après avoir célébré son quarantième anniversaire de mariage avec Jean-Marie Gueit.
Notre ami Jean-Marie est un membre de l'UMAM.
Une cérémonie aura lieu samedi 2 juillet à 10 heures à l'église Saint-Michel au cœur de la vielle ville de Villefranche-sur-Mer.
Vous pouvez contacter Jean-Marie : gueit.jean-marie@orange.fr.

Article publié dans Nice-Matin


12eme exposition des 70 ans de l'UMAM à Saint-Tropez.


Après Beyrouth, Paris, Marseille, Nice, Menton, Villefranche-sur-Mer l’Union Méditerranéenne pour l’Art Moderne présente sa douzième exposition à l’occasion de la célébration de sa fondation par Matisse et Bonnard en 1946.

Douze artistes contemporains vont être exposés du 1er au 17 juillet à la galerie Jardin Public à Saint-Tropez, 17 rue des Tisserands.

Le Vernissage va avoir lieu lundi 4 juillet à 19 heures en présence des artistes et animé par le Boatpeople Music Band.

Artistes : Alain BELLINO, Matteo CARRASSALE, Jean-Marie CARTEREAU, Gérard HATON-GAUTHIER, KKF, Marc GAILLET, Alain LESTIE, Miguel MARTIN, Anthony MIRIAL, Gilbert PEDINIELLI, Patrick SCHUMACHER, Patrick WACK.




mardi 28 juin 2016

Cannes : "Salvador Dali ou l'ivresse des rêves"

Du 25 juin au 30 octobre 2016, le Centre d'art Malmaison présente Salvador Dali ou l'ivresse des rêves.

Avec plus de 170 œuvres gravées du maître surréaliste espagnol provenant de la collection Jean Ferrero, l'exposition revêt un caractère rétrospectif. Cette collection est accompagnée d’œuvres sur papier, dessins et aquarelles, ainsi que des huiles sur toile issues de collections privées françaises.

Centre d'art La Malmaison - 47 boulevard de la Croisette  - Cannes
Centre d'art La Malmaison



Aubagne : "Beau geste, Hans Hartung, peintre et légionnaire"

Cette double exposition tend à confronter deux versants de l'oeuvre d'Hans Hartung.

D'un côté, sa production tantôt abstraite et tantôt figurative de la Seconde Guerre mondiale, marquée par son engagement dans la Légion étrangère, sera présentée au Musée de la Légion étrangère.

De l'autre le centre d’art les Pénitents Noirs accueillera des productions de la dernière partie de sa vie, dans le Sud de la France. Infirme suite à son amputation en 1944, diminué par la vieillesse, il continue à peindre à 85 ans des œuvres extrêmement énergétiques voire monumentales.

Quelques semaines avant sa disparition, en 1989, il réalise des toiles de 5 mètres sur 3, des dimensions inédites en plus de 70 ans de parcours artistique.

La double exposition du Musée de la Légion étrangère et du Centre d’art les Pénitents Noirs de la Ville d’Aubagne, qui se déroulera en 2016, tend à confronter, sur ces deux espaces, deux parties de sa production artistique.


La désolation de la guerre au musée de la Légion étrangère.

Période figurative de la Seconde Guerre mondiale, marquée par son engagement dans la Légion étrangère au sein de laquelle il a servi par deux fois. Allemand de naissance, Hartung s’est engagé contre le nazisme. Le 20 novembre 1944, à 40 ans, brancardier sur le front, il est blessé et amputé de la jambe droite.

Ces années de guerre constituent une parenthèse dans son parcours artistique, mais elles lui donnent l’occasion de produire des œuvres d’une grande singularité : il continue ses recherches abstraites, mais la guerre marque aussi un retour à la figuration avec une importante série de visages de profil, d’une formidable intensité visuelle.

Pièces d’archives et d’œuvres de la période 1939-1945, seront présentées au Musée de la Légion étrangère.
Musée de la Légion - Chemin de la Thuilière - 13400 Aubagne

Les sublimations du Sud au centre d’art les Pénitents Noirs.

A compter de 1973, Hans Hartung, devenu « pape de l’abstraction », s’installe dans la magnifique villa d’Antibes. Diminué physiquement, de plus en plus handicapé par son infirmité, il parvient pourtant à mettre en place des moyens de création qui subliment cette invalidité.

Ses œuvres gagnent en ampleur et en puissance grâce, entre autres, à des systèmes de projection, notamment, des balais de genêts (branchage d’arbustes) et de sulfateuses, qui lui permettent d’appliquer la peinture sur la toile ou de la pulvériser à distance.

Afin que le visiteur prenne la pleine conscience de la soif et de l’urgence de créer de l’artiste, Fabrice Hergott a choisi de s’arrêter sur 4 journées de juillet au cours desquelles Hans Hartung a créé dans la profusion ou « frénétiquement ».

Centre d’art les Pénitents Noirs - Les aires Saint-Michel - 13400 Aubagne

 

dimanche 26 juin 2016

Nice : Alain Lestié à la Galerie Depardieu

Alain Lestié est né à Hossegor en 1944. Il vit et travaille à Cannes.
Dans les années soixante, Alain Lestié pouvait être considéré comme un peintre de la figuration critique, s'interrogeant sur l'avenir même de la peinture qui, pour beaucoup à l'époque, semblait destinée à disparaître. Le travail qu'il a proposé à la galerie Depardieu témoigne du chemin parcouru par cet artiste atypique qui s'exprime avec une dextérité extraordinaire au moyen du seul crayon Nero et sur des feuilles de papier Fabriano de formats identiques.



Une austérité de moyens techniques qui contraste avec la variation infinie des teintes allant du noir au blanc en passant par toutes les nuances de gris. Quel que soit le sujet de chaque tableau, figure, symbole ou signe plus ou moins énigmatiques, on retrouve l'éclat des nuances de gris et de noir, la netteté du dessin, la puissance évocatrice d'un univers prenant, propre à l'artiste, révélant sa grande maîtrise des couleurs et des formes. Fidèle à son passé de peintre de la figuration critique s'interrogeant, dès les années 70, sur l'avenir de la peinture, Alain Lestié nous emmène dans un monde parallèle, où la représentation, la figuration des objets ou des espaces, servent de métaphore à son discours sur l'art et sur le réel.

Les écrits qu'Alain Lestié publie depuis de nombreuses années, en plus de son activité de peintre, sont empreints d'une réflexion qui expliquent la profondeur attachée à ces œuvres. Le monde technologique dans lequel nous vivons, clair obscur si bien représenté dans son travail, célèbre l'aliénation croissante de notre époque contemporaine. S'agit-il de l'annonce de la disparition du monde ? A la fois disparition de la nature et de l'artifice humain ? De l'isolement et de la séparation des êtres qui continuent pourtant à se mouvoir dans cet univers ? Certainement tout cela, désespéré de ne pas voir naître un monde nouveau sur la faillite de l'ancien...

Alain Lestié a été exposé dans le cadre des 70 ans de l'UMAM au Palais de l'Europe de Menton
Il le sera également cet été à Saint Tropez.

Exposition jusqu’au 30 juillet 2016
Vernissage : Jeudi 30 juin 2016 de 16 à 21h

Galerie Depardieu - 6, rue du docteur Jacques Guidoni - (ex passage Gioffredo) - Nice
tél 09 66 89 02 74 - galerie.depardieu@orange.fr www.galerie-depardieu.com

lundi 20 juin 2016

ARTENCIEL à Saint Paul de Vence

Les remparts de Saint-Paul de Vence accueillent du 3 juin au 31 octobre, la 5éme édition de l’exposition à ciel ouvert L’ARTENCIEL. 10 artistes proposent 10 œuvres et installations curieuses et décalées, un chemin de ronde sur lequel le visiteur sera amené à s’interroger. Une exposition au Musée de Saint-Paul ainsi que des ateliers et performances sont organisés en marge de l’exposition.

L’ARTENCIEL,
Sur le chemin de ronde et au-delà… Tel le Giacomettong de KKF posté à l’entrée des remparts, la transition est en marche sur cette nouvelle édition de l’ARTENCIEL.

Le Giacomettong de KKF
 La transition c’est réinventer, transformer, repenser le modèle de nos sociétés modernes mais aussi le chemin pour y arriver. Les 10 œuvres implantées le long des remparts de Saint-Paul de Vence suscitent curiosité et questionnements : Notre rapport au temps avec l’œuvre Concrete de Nathalie Decoster ; Notre rapport à la nature avec Nest de Kim Cao et Dans la peau des arbres d’Alexandra Debodjoya ; Notre capacité à imaginer et à inventer avec la Grande sorcière de Louis Cane et le Giacomettong de KKF…

10 œuvres, 10 balises qui interpellent sur un chemin artistique délibérément libre et ouvert à tous.

Le regard, la sensibilité seront aussi les fils conducteurs des ateliers qui viendront animer cet événement durant tout l’été : toile de baisers, mapping, récupération et land art, chacun sera mis à contribution pour inscrire l’ARTENCIEL dans une création vivante et inspirante.
Par la complémentarité des approches qu’il développe, l’ARTENCIEL mène, consciemment ou non, vers un nouveau projet pour lui-même et pour chacun d’entre nous. Bon voyage sur le chemin de ronde !

Les artistes de L’ARTENCIEL :

Lionel Bouffier
Louis Cane
Kim Cao
Bernard Conforti
Alexandra Debodjoya
Nathalie Decoster
Béatrice De Domenico
Patrick Frega
Le connectif KKF
Théo Tobiasse

L’ARTENCIEL, parcours artistique éphémère sur les remparts de Saint-Paul de Vence
Du 03 juin au 31 octobre 2016.



EXPOSITION AU MUSEE DE SAINT-PAUL
Dans l’atelier des artistes de l’ARTENCIEL. Pendant toute la durée de l’événement, le Musée de Saint-Paul accueille une exposition consacrée à la démarche de création des 10 artistes : photographies, dessins, études préparatoires, maquette. Des œuvres supplémentaires ainsi que des livres dédiés au travail des artistes permettent de mieux comprendre les étapes de la création ainsi que d’apporter de nouvelles clefs de compréhension.
Entrée libre
Musée de Saint-Paul, 2 rue Grande 06 570 Saint-Paul de Vence
Ouvert tous les jours du 01 juin au 30 septembre de 10h à 19h et à partir du 1er octobre de 10h à 18h. Fermé de 13h à 14h les week-ends et jours fériés.

Tél. 04 93 32 86 95 / www.saint-pauldevence.com

Nice : Ernest Pignon-Ernest

Du plateau d'Albion à Certaldo, de Charleville à Paris, de Naples à Alger, de Nice à Soweto, du Chili à la Palestine, depuis 1966, Ernest Pignon-Ernest change les rues du monde en œuvre d'art éphémère. Il a ainsi préfiguré nombre d'expériences artistiques qui sollicitent l'espace public. Considéré comme le précurseur de l'art urbain, il est aujourd'hui une figure incontournable et populaire de la scène artistique. Unique par sa tenue éthique et esthétique, son parcours quelque soit les thèmes abordés, a réussi le rare prodige de concilier un engagement sans concessions ni reniements avec une expression artistique d'une extrême exigence. Au point que certaines de ses images, notamment les fusillés de la Commune et son Rimbaud vagabond reproduit à des milliers d'exemplaires sont devenues de véritables icônes des temps modernes.

Ses interventions métamorphosent, perturbent, révèlent les lieux et les évènements qu'il a précédemment choisis. Inscrits de nuit dans les contextes pour lesquels ils ont été conçus, ses dessins - essentiellement représentation humaine grandeur nature - s'apparentent à des fictions surgissant par effraction dans le champ du réel et en bouleversent autant la symbolique que les perspectives.

« ... au début il y a un lieu, un lieu de vie sur lequel je souhaite travailler. J’essaie d'en comprendre, d'en saisir à la fois tout ce qui se voit : l'espace, la lumière, les couleurs et dans le même mouvement tout ce qui ne se voit pas, ne se voit plus : l'histoire, les souvenirs enfouis, la charge symbolique... Dans ce lieu réel saisi ainsi dans sa complexité, je viens inscrire un élément de fiction, une image (le plus souvent un corps à échelle 1. Cette insertion vise à la fois à faire du lieu un espace plastique et à en travailler la mémoire, en révéler, perturber, exacerber la symbolique... » E.P-E, entretien avec André Velter, 2014.


Au MAMAC 



Inscrites ainsi dans les lieux, les évènements qui leur donnent tout leur sens, ces images sont livrées au caprice du temps jusqu'à disparaître. Ne restent que les croquis, les esquisses préparatoires, les dessins matrices des sérigraphies et les photographies in situ que réalise l'artiste. Pensée par Ernest Pignon-Ernest, l'exposition du MAMAC, bâtie sur ces centaines de documents et d'œuvres propose la découverte d'un processus de travail, l'exposé d'une démarche novatrice, retrace l'ensemble d'un parcours d'exception, sensible, sensuel, alerté, d'une création qui exalte la mémoire, les mythes, la poésie, les révoltes, les personnalités hors norme, toujours en prise, sur le qui-vive.

A l’Église abbatiale de Saint-Pons



Ernest Pignon-Ernest investit, pour le plus grand plaisir des visiteurs, l'architecture baroque de l'église abbatiale de Saint-Pons surplombant le Centre Hospitalier Universitaire Pasteur avec la présentation de la série "EXTASES".
Les feuilles de papier grand format aux courbes et contre-courbes reçoivent les portraits de grandes mystiques chrétiennes et semblent léviter au-dessus d'un miroir d'eau aux reflets vertigineux. L'artiste fait apparaître au cœur de l'église des femmes jugées folles ou hystériques habitées par un amour de Dieu éminemment charnel troublé par un ardent désir de transcendance et de désincarnation. Ces dessins, portraits imaginés, ont été élaborés à partir des écrits de ces mystiques, on peut repérer des références au Bernin, Caravage, Sodoma, Gérard de Nerval, Pierre-Jean Jouve, Jean-Noël Vuarnet, Claude Louis-Combet, André Velter. L'ensemble est le fruit de centaines de dessins préparatoires réalisés sur plusieurs années avec pour modèle Bernice Coppieters danseuse-étoile des Ballets de Monte-Carlo. Ces mystiques aux passions et tensions contraires, dramatiques et exubérantes, trouvent leur paroxysme dans cette architecture baroque.

A la bibliothèque Louis Nucéra

Au moment où l’exposition de l’église abbatiale de Saint-Pons s’achèvera, la bibliothèque Louis Nucéra prendra le relais en célébrant tout un pan de l’œuvre d’Ernest Pignon-Ernest selon le souhait de l’artiste maintes fois exprimé : sa collaboration avec les hommes et femmes de lettres. C’est ce long et intense compagnonnage que la bibliothèque se propose de révéler au public, par une exposition rassemblant la série des 19 portraits de poètes dont les reproductions orneront le livre d’André Velter, Ceux de la poésie vécue, des ouvrages de bibliophilie ainsi que les livres de et sur l’artiste, en particulier ceux illustrant tous ses combats depuis les années 70 dont Ernest Pignon-Ernest a composé la couverture. L’inauguration de cette exposition est fixée au samedi 1er octobre à 17 heures. Ce premier jour d’octobre sera une journée particulière jalonnée d’évènements tels que le lancement du livre d’André Velter et d’E. Pignon-Ernest Ceux de la poésie vécue aux éditions Actes Sud avec vente-dédicace en début d’après-midi. Des rencontres littéraires avec des auteurs ayant collaboré avec l’artiste et des conférences sur le travail d’Ernest PIGNON-ERNEST seront également programmées aux mois d’octobre et novembre 2016.


MAMAC - Place Yves Klein - Nice - 25 juin 2016 – 8 janvier 2017 - Vernissage le vendredi 24 juin à 19h
Église abbatiale de Saint-Pons  - 27 juin – 2 octobre 2016  - Vernissage le lundi 27 juin à 17h 
Bibliothèque Louis Nucéra - Du 1er octobre au 8 janvier 2017
 
 Pour en savoir plus : http://pignon-ernest.com/

dimanche 19 juin 2016

Paris : Travis Durden "L'art de crâner"

Le photographe Travis Durden marie toujours à merveille ses idoles avec les mythes.

Cette série présente des crânes de méchants issus du cinéma (Ghost Face, Alien, Maléfique, Dracula…) positionnés sur des costumes d’époque : on peut ainsi voir Terminator dans le costume d’un White Walker de Game of Thrones ou bien Predator dans le costume d’un médecin flamand.

GALERIE SAKURA
21, rue du Bourg Tibourg - 75004 Paris - Ouverture du mardi au samedi de 12h à 20h et le dimanche de 14h à 19h. Tél. : 01 73 77 45 69  & 01 73 77 45 69
Exposition à partir du 2 juillet.

Pour en savoir plus : http://www.travisdurden.com/index.php
et http://www.galerie-sakura.com







vendredi 17 juin 2016

Henri Matisse : une palette d’objets

L’exposition présente des objets, tissus, tentures, vases, mobilier de diverses origines, ayant appartenu à Matisse et faisant partie de la collection du musée, ainsi que des peintures, lithographies, dessins de différentes époques sur lesquels figurent ces objets, permettant ainsi de connaître la genèse de certaines œuvres de Matisse, et d’en élargir la perception et la compréhension.
Du 24 juin au 24 septembre 2016
Vernissage vendredi 24 juin à 11 heures.


164, Avenue des Arènes de Cimiez
04 93 81 08 08
musee.matisse@ville-nice.fr


Marseille : Galerie 22 hors les murs

Hôtel Pullman Marseille Palm Beach
samedi 25 juin à partir de 11h30
en partenariat avec le magazine Avenue des arts.
Exposition du 10 juin au 1 septembre 2016


Avec les œuvres de :
Julien Allègre, Serge Enezin, Monique Bareille, Yvon Chabot, Gérard Fournier, Francis Guerrier, Tetsuo Harada, Enrique Mestre-Jaime, Marie Solange Raymond, Christian Von Sydow, Sébastien Zanello

http://www.galerie22contemporain.com/

Paris : Dominique Coffignier : La terre toujours recommencée

Le travail vibratoire de Dominique Cof gnier propose aussi bien des délimitations de plans que des pulsations, des batte- ments, des tremblements et le terme d’abstraction trop souvent synonyme de froideur ne suf t pas à en rendre compte. Sa peinture n’est pas seulement abstraite, elle dégage une chaleur humaine, elle rayonne d’un lyrisme d’autant plus frappant que sa palette est réduite. Les masses anthracite, écrues, brunes, pourpres, outremer dessinent le panorama d’une grande fresque terrestre fragmentée de lèvres de volcans, de rivages, de béances, de gouffres, de trous noirs qui s’inscrivent souvent au milieu des tableaux et offrent un bel écrin pour faire jaillir signes, tracés et lumière.

Ses ouvrages plans comme le compte rendu d’un vulcanologue concernant les champs magnétiques nous plongent au cœur d’une musique imaginaire de la terre. Cette peinture tellurique et cosmique fait vibrer un nouveau « Chant des pistes »
pour reprendre le titre du fameux roman de Bruce Chatwin quand l’écrivain voyageur prend la route des « songlines ». Ces itinéraires chantés d’après la tradition des aborigènes d’Australie sont des airs sacrés qui présentent à la fois une description géographique et un récit mythique de la création du monde. Dans le même registre Cof gnier nous invite à suivre les « pistes de rêves » que ses grandes toiles laissent dans leurs sillages uniformes. Chez lui aussi « des amas rocheux sont les œufs du Serpent Arc-en-Ciel, un gros bloc de grès rougeâtre est le foie d’un kangourou transpercé d’une èche... Une bande de gra- vier est l’équivalent musical de l’Opus 111 de Beethoven... »



Sa peinture est une recherche de la troisième dimension, une nouvelle dé nition de la matière, une aventure qui permet de sortir du chaos. Cela se traduit par un dynamisme interne, dans un va-et-vient qui s’effectue à l’intérieur de la toile dans un but proprement poétique. Avec sa gestualité rapide, brutale, intense l’artiste semble lutter contre lui-même. La forme varie avec ses états d’âme, ses déplacements comme le son qui se module selon l’éloignement où l’on est de la source sonore. Ses toiles marquées de lignes d’horizons, de frontières, de démarcations suggèrent une échappée, un passage du dedans au dehors. Elles donnent à voir le monde dans son ensemble sans limite entre le jour et la nuit. Les larges formes planes, monochromes qui enchâssent le tableau comme un étau semblent pourtant en mouvement comme si l’artiste cherchait un centre, un besoin de symétrie qui lui permette de cerner sa vision. Il retourne alors le paysage authentique comme un gant, nous propose un autre territoire et nous emmène dans des contrées lointaines et imaginaires, dans ses baroques nouvelles vallées africaines ou ses chimériques bushes australiens. Quand les masses bondissent dans le soleil il arrive à une réalité en la découvrant à travers une prolifération d’éléments, comme une plage découverte par le re ux. L’artiste éprouve comme le besoin de nouer des indi- ces et de les maintenir dans des accolades de forces. La lumière devient forme, elle se plie et se déplie, se renouvelle en écho a n d’entretenir sa propre illumination. La forme n’est plus pour lui, plaqué sur, mais tirée vers.

Tous les moyens picturaux sont utilisés pour traduire une émotion éperdue et proposer une immersion dans la nature brute
et sauvage dans le but d’en restituer les forces propres qui l’anime. Dans sa soif de création inextinguible, dans sa soif d’intensité, Cof gnier semble reproduire les effusions de la terre, le mariage explosif de la lave et de l’océan dont il rend compte par un bombardement visuel et sensuel où les gestes de la main dénotent une violente tendresse. Aveuglés par des taches d’astéroïdes nous sommes plongés dans les étranges ténèbres qui ont façonné la surface de la terre des hommes, aux sources de la genèse originelle de la création. Avec des bâtons d’huile l’artiste grave ses signes premiers hérissés de bar-
belés rayonnants, ses graf tis amboyants porteurs de meurtrissures, de souillures, d’éclaboussures, de traces et de chaleur humaines. Comme tout ce qui tremble et se ssure dans l’écorce terrestre, la peau de ses toiles, entre ses fêlures multipliées
et miniaturisées, exhume les vestiges où s’enchevêtrent lieux géographiques et territoire fondamental de l’artiste. Par ces marques étincelantes de sa fureur et de son élan vital il nous propose de redevenir l’enfant sauvage qui courrait dans l’herbe et tutoyait le soleil.

Renaud Faroux, historien d’art.

Du 21 juin au 30 juillet 2016
Vernissage jeudi 23 juin à partir de 17 heures

Galerie GNG
3, rue Visconti - 75006 Paris
01 43 26 64 71
galeriegng@wanadoo.fr  - http://www.galeriegng.com

Arson : Tu danses ?

JEUDI 23 JUIN 2016 - 20h30
CONCERT EN PLEIN AIR SUR LES TERRASSES DE LA VILLA ARSON
TU DANSES ? Trio

Christian Mariotto (batterie)
Jean-Marc Baccarini (saxophone)
Philippe Canovas (guitare)

Pour cette occasion, le trio jouera la musique qui figure sur leur troisième album enregistré en février 2016 qui paraîtra avant l'été. Cet album rend hommage à Paul Motian, à travers de nouvelles compositions.

Jean-Marc Baccarini, Philippe Canovas et Christian Mariotto distillent un jazz libre, libre au sens où il ne répond plus aux normes classiques. Un jazz libre, bien actuel, qui n’oublie cependant pas son histoire. Avec un évident plaisir de jouer, les trois musiciens invitent le public à partager l’instant présent, générateur de paysages sonores uniques et éphémères.

Le trio cultive l'art du faux semblant, allant de spirales en décalages avec une énergie bouillonnante et une vitalité propice aux plaisirs du jeu. La mélodie est reine, toujours présente comme un fil tendu permettant aux trois protagonistes d’imaginer les figures les plus improbables et d’inventer les paysages sonores que seul l’instant présent puisse générer.

CONCERT EN PLEIN AIR SUR LES TERRASSES
Ecole nationale supérieure d'art et Centre national d'art contemporain
20 av. Stephen Liégeard - 06105 Nice
www.villa-arson.org
En cas de météo défavorable, le concert aura lieu dans le grand amphithéâtre

http://www.tudansestrio.com

“Dans les Pas des héros : Les Guerriers Antiques”

23 juin à 18h30 - Place des Patriotes, Village de Mougins

Le MACM, le Musée d'Archéologie de Nice et la Villa Kerylos vous proposent une conférence à trois voix :
DANS LES PAS DES HÉROS : Les guerriers antiques


Programme :
“Héros et guerriers : Sous le regard des dieux” - Vassiliki Castellana - Chargée d’actions culturelles, Villa Grecque Kérylos

“La romanisation par l’armée dans l’Antiquité romaine” - Olivier Ghiringhelli - Médiateur culturel, Musée de l'Archéologie de Nice

“La plus grande collection d’armure antique au MACM” - Katia Schörle - Conservatrice, Musée d’Art Classique de Mougins

Les présentations seront illustrées par des reconstitutions historiques des hoplites grecs et des légionnaires romains par Les Somatophylaques et Lorica Romana
Modérateur de la conférence : Bertrand Roussell Directeur, Musée de l'Archéologie de Nice

Entrée libre sur réservation - places limitées - Réservez maintenant

Après la conférence, visitez la plus grande collection d'armures greco-romain au Musée d'Art Classique de Mougins qui restera exceptionnellement ouvert jusqu'à 22h pour vous accueillir - Entrée 5€

Musée d'Art Classique de Mougins
5 Rue des Mûriers
Vieux Village de Mougins
06250 France

Tel: 04 93 75 18 65
Mob: 07 86 43 24 36

dimanche 12 juin 2016

Promenade photographique : Combas au château de Vence

Les Combas de Lambert : exposition jusqu’au 13 novembre fondation Émile Hugues à Vence.




















L’UMAM représenté par Simone Dibo-Cohen, Brigitte Chery, Françoise Castellani & Christian Gallo.
Photos © Christian Gallo

Menton : les migrants sont rejetés à la mer.


Dans la nuit une barque a été rejetée à la mer. Cette barque qui s’intitulait « 6-ct-toi » avait été créée par le collectif d’artistes niçois KKF. Il s’agissait en fait d’une œuvre d’art exposée à Menton dans le cadre des expositions des soixante-dix ans de la fondation de l’Union Méditerranéenne pour l’Art Moderne, parrainée en son temps par Matisse et Bonnard. Elle était, avec d’autres sculptures, posée sur les pelouses des jardins Palmero, devant le musée Cocteau et face à la mer.

Les migrants à la frontière

Du fait de son emplacement elle exprimait le problème des migrants ; tout un symbole dans cette ville frontière. Lorsque les migrants s’étaient installés sur les rochers du poste-frontière Saint Ludovic, les médias en avaient fait tout un symbole et l’Etat avait alors envoyé des forces armées pour protéger ce passage et assurer l’apparence de l’autorité de l’Etat. Les politiques continuent à ressasser ce problème des migrants pour s’assurer d’un électorat peureux, mais bien utile en campagne électorale. En réalité la France est le pays qui va absorber le moins de migrants ; il en est prévu 30.000 au maximum.

On a fait alors de Menton, dans la presse, une ville envahie par les migrants, ce qui n’a jamais été le cas. En effet les migrants qui pouvaient monter dans le train en Italie, à Vintimille, ne descendaient pas à Menton, mais à Nice et même au-delà.

La barque de KKF

L’ONU vient d’annoncer que plus de 10.000 migrants sont morts en Méditerranée depuis 2014. Notre Mare Nostrum est devenue un cimetière. La semaine dernière 320 ont encore disparu lors d’un naufrage. KKF a créé une barque dont l’objectif était de faire prendre conscience de la situation sans pour autant être misérabiliste. Le navire, d’une finition parfaite, contenait les jambes des migrants en résine colorée et brillante. Si on se penchait sur la barque on voyait notre visage, au fond, se reflétant dans une glace : effectivement et si c’était nous dans cette barque ? C’était une véritable expression de l’errance humaine.

La bêtise humaine

La barque de KKF, comme le rapporte le procès-verbal de la police, faisait 3,20 mètres de long, pesait plus de 300 kilos et était vissée au sol. Des ilotes ont alors décidé, en pleine nuit, de la jeter à la mer après l’avoir en grande partie détruite sur les rochers ou sur la pelouse. Les courants vont la pousser vers Monaco, puis la ramènent en France, au large du port de Cap d’Ail où elle sera découverte.


Les imbéciles ont donc volé une œuvre d’art, puis l’ont détruite, puis l’ont jeté en mer. Xénophobes, raciste, fascistes, et bien sûr trouillards, poltrons et lâches pour avoir effectué cela en pleine nuit, ils ont commis là un acte qui ne se contente pas d’être répréhensible, mais un témoignage de la bêtise humaine.



Mais dans l’art, braver les conforts et les conformismes, les règles et les habitudes, la bienséance et la bien-pensance, c’est de l’audace et ce n’est pas sans conséquences. Faut-il fermer les yeux ou laisser aux artistes les moyens de s’exprimer ? KKF a pris le risque, mais les imbéciles qui ont détruit leur œuvre font d’eux des héros, et de leurs idées un symbole d’humanité.

Christian Gallo - © Le Ficanas ® - Photos Christian Gallo et KKF.

vendredi 10 juin 2016

Le Nain de Mauro Corda


Il est dans les jardins Biovès de Menton, devant le Palais de l’Europe et attire de nombreux photographes. Il fait parti d’une série d’œuvres de ce sculpteur de réputation internationale. Lors de la biennale de l’UMAM de 2014 au château de Cagnes-sur-Mer, Corda avait remué les visiteurs avec sa « Boucherie » où des corps de bronze déchiquetés suspendus à des potences laissait, alors que l’on parlait tous jours des décapitations violentes de Daech, une impression de mal à l’aise et une réflexion profonde sur notre avenir.


Avec « Le Nain », l’effet est autre. C’est actuellement avec la Baleine de Bombardieri, l’œuvre la plus photographiée de cet Acte II de la commémoration des 70 ans de la fondation de l’UMAM à Menton.

Laissons la parole à Georges Vigarello
Membre de l’Institut universitaire de France : «Mauro Corda a choisi la logique du gros plus que la logique du gras. Il lutte ainsi à contre courant, privilégie ce que notre culture ne semble plus percevoir, elle qui stigmatise systématiquement toute épaisseur physique. Il restitue bien au contraire une logique du pesant, distingue ses lignes de force, souligne ses certitudes possibles. Il l’étudie en profondeur, jusqu’à le traiter sur un mode totalement générique : celui même où semble s’effacer la différence entre forme masculine et forme féminine. Le gros comme lieu global de confiance et d’aplomb. /… Reste le travail sur la franche disharmonie : l’effigie du nain en est l’exemple, avec ses jambes trop courtes pour un tronc trop long, sa tête massive pour un corps trop engoncé. C’est la contrainte des forces qui est ici étudiée, leur contradiction, leur affrontement crispé. La nature aurait aussi ses échecs. Elle aurait aussi ses tensions non résolues. Le nain y résiste sans doute. Sa tenue volontaire le dit. Mais il ne peut tout surmonter. C’est dans ses yeux de bronze, ses yeux étrangement soulignés, ses prunelles sourdement vivantes, qu’il faut lire ici une tragédie à peine dominée.»
Sculpteur contemporain à l’œuvre singulière, Mauro Corda nous ouvre les portes de son univers artistique. Parfait technicien, héritier d’une tradition classique et travaillant une large variété de matériaux, l’artiste se refuse à toute forme d’emprisonnement par le style ou le genre artistique. Son œuvre plurielle explore les grandes questions de notre temps.

mercredi 8 juin 2016

L'UMAM dans la presse italienne




Il Giornale del Piemonte

Les Combas de Lambert


Vernissage samedi 11 juin à 11 heures.
Exposition du 11 juin au 13 novembre.
Musée de Vence, fondation Émile Hugues - 2, place du Frêne à Vence

NDRL : Vous retrouverez Combas à Monaco et à Avignon cet été.

Nice : performance et musique en juin chez Depardieu

Jeudi 9 juin 2016 - 19h30
STATION TO STATION
PERFORMANCE D'HERVÉ PASSAMAR ET DE BERNARD POURRIÈRE
Chaque station de la ligne 1 du métro de Paris est annoncéeà deux reprises par des voix synthétiques enregistrées. Ces voix, entendues chaque jours par des milliers de voyageurs illustrent parfaitement le rapport complexe qu'entretiennent son, information et musique dans notre environnement. Si tous nos mots sont aussi une musique, ceux annonçant les destinations dans le métro sont porteurs d'une musicalité encore plus grande, entraînant les voyageurs/passagers dans de véritables parcours intonatifs.


Bernard Pourrière, plasticien/vidéaste et Hervé Passamar, musicien, se sont associés réaliser “Station to Station”, performance qui transforme progressivement cette matière vocale afin d'en révéler l'importante musicalité sous sous-jacente, d'en produire des formes sonores et visuelles nouvelles, mettre en évidence la forte porosité entre des dimensions à priori étrangères ici réconciliées : message informatif efficient et contenu artistique.

Samedi 11 juin 2016 - 20h15
ZIG ZAG DUO “JAZZ FRIANDISES”

MICHEL YVES BONNET saxophone
JEAN-PHILIPPE MUVIEN guitare

Musique vivante, improvisée, imprévue, imprévisible, elle est construite en zigzag pour un public friand de nouveautés.



C’est dans l’interprétation elle-même qu’apparaît l’originalité de ce groupe. La mémoire africaine, américaine, universelle soutient les musiciens dans l’urgence de leur jeu et de leur dialogue.

La musique de ZIG ZAG ne lasse jamais, surprend parfois, séduit toujours. Elle est “une capture de forces”.

Galerie Depardieu
6, rue du docteur Jacques Guidoni
(ex passage Gioffredo)
06000 Nice France
Tel :+33 (0) 966 890 274
galerie.depardieu@orange.fr