jeudi 19 octobre 2017

Philippe Ramette - Espace à Vendre, Nice



Sans titre, 2015,Photographie couleur, 150 x 120 cm ,Courtesy Galerie Xippas.

Exposition : 6 octobre au 26 novembre 2017





La rentrée artistique d’Espace A VENDRE est placée  sous le signe de l’artiste Philippe Ramette.

Pensée en trois volets autour de ses trois pratiques phares - sculptures, photos, et dessins - l’exposition  Philippe Ramette à Espace A VENDRE - Nice invite  l’artiste à occuper du 6 octobre au 26 novembre l’ensemble de ses trois lieux pour une exposition  totale.

Avec Philippe Ramette, Espace A VENDRE propose  de découvrir ou redécouvrir un des plus réputés des  artistes contemporains français. 

Surtout connu pour ses photographies où il se met  en scène dans des situations improbables, Philippe Ramette expérimente et propose des points de vue  décalés sur le monde. Entrer dans une exposition  de Philippe Ramette, c’est entrer dans un univers
qui questionne la réalité dans ce qu’elle admet de  plus tangible et de plus physique. Chez Philippe Ramette, le dessin s’apparente à l’esquisse d’une vision mentale, souvent en lien avec le travail
préparatoire. Conséquemment, les sculptures à échelle 1 marquent la volonté d’une mise en abîme
d’une expérience possible. Et de fait, tout dans l’œuvre de l’artiste fait écho au quotidien.

Rationaliser l’irrationnel, défier le monde et rendre possible les détournements qu’il dessine, voilà ce qui semble définir l’entreprise de Ramette.


Espace à Vendre
10 rue Assalit • 06000 NICE
du mardi au samedi • de 14h à 19h
également sur rendez-vous

Yves Hayat – LE PARFUM, CET OBSCUR OBJET DU DÉSIR - Musée International de la Parfumerie, Grasse





Vernissage: vendredi 27 octobre à 18:30
Exposition : 28 octobre au 7 janvier 2018

Yves HAYAT, comme tout artiste, comme tout philosophe, transcrit dans ses oeuvres une compréhension du monde personnelle et unique. Les images qu’il propose à notre regard, dans cette exposition intitulée « Le Parfum, cet obscur objet du désir », ne superposent pas deux univers, elles se répondent et sont, en fait, la représentation vraie ainsi que complexe d’une seule et même humanité. On peut parler d’étrange unité, d’association instinctive primaire même si l’utilisation du parfum renvoie à la civilité des relations humaines. L’exposition est, en tous cas, une initiation à l’étrange vérité de la vie, vérité qui ne part plus, pour reprendre la réflexion d’Edgar Morin, d’un sol ferme mais plutôt d’un sol qui s’effondre.

Le travail d’Yves HAYAT sur l’euphémisme de la menace permanente explore tous les mystères humains. Son originalité est d’amalgamer la sublimation artistique avec le règne de la violence : aucune célébration de la cruauté mais, plutôt, la mise en abyme, à travers une présentation de l’exaltation de la vie, du regard cynique que nous avons quand nous acceptons l’inacceptable, pour nous faire prendre conscience de ce que nous vivons.

Il s’agit de rendre la beauté tragique de notre monde tel qu’il est et de saisir le ressentiment humain toujours à l’œuvre. 



Bien que le parfum semble être une senteur d’éternité au-dessus des drames humains, des contingences de notre barbarie, les flacons « Place de la Révolution » nous montrent à quel point, sur une courte période, nous traversons des changements de paradigmes. Loin de nous tromper et loin d’embellir la dureté, le cynisme et la froideur du processus de déshumanisation que nous constatons dans notre société, Yves HAYAT ne nous berce pas d’illusions avec des images inspirées de l’ère de la communication et de la tendance à la surmédiatisation, il détourne subtilement l’image et c’est à ce niveau que se situe le travail de l’artiste, il se débarrasse de tous les formatages, il se plonge dans les arrière-mondes et parvient à faire advenir l’étrange réalité de la misère de l’existence, avec un sens démiurgique qui lui est propre. Il réhabilite notre monde.

Même si notre planète semble en proie à toutes les atrocités, elle reste habitée également, spirituellement et amoureusement, par le désir.
 
Cette saisie de la réalité n’est pas un artifice nécessaire de l’oeuvre d’Yves HAYAT, elle en est la substantifique moelle. Chacun des flacons imaginés par lui renferme nos mondes et leur ensemble fait de l’exposition une explosion de contrastes, de nuances où l’unité est plurielle. Il s’agit d’un grand voyage d’odeurs, loin d’une « odeur de sainteté » au cours duquel on ne cesse jamais de visualiser, de ressentir la vie et la mort, le plaisir et la souffrance, le masculin et le féminin, la lumière et les ténèbres et ainsi de suite, non en termes d’opposition mais comme étant une seule et même chose avec toute sa complexité.



Dans notre monde qui engendre souffrance et mort, ce sont les flacons de parfum qui renferment les exaltations de la vie définies par Nietzche, dominées par les jeux d’Eros et de Thanatos. Ces parfums renferment des anges et des démons. Par la présentation, en série, de ces alambics à distiller le parfum, expression de la création, du raffinement, de l’élégance, de la sensualité, Yves HAYAT nous amène aussi à nous interroger sur la valeur et la portée de la technique.

Comprendre le sens du titre de l’exposition : « Le Parfum, cet obscur objet du désir », nécessite une disposition particulière de l’esprit pour percevoir l’idée selon laquelle l’art peut nous révéler les déclinaisons de la beauté qui demeure la force génératrice de toute notre vie.

Yves HAYAT remplit sa fonction en instaurant le dialogue avec vous, en vous permettant d’accéder à une interprétation de notre univers anxiogène, en exprimant la nature humaine malgré l’inhumanité des actes et en mettant en exergue l’intensité vitale malgré la présence de la mort dans ses oeuvres. À travers l’étrangeté du jeu de superposition, de confusion, de cohabitation des univers, vous pourrez contempler un travail artistique qui repose sur un échange entre le réel et le symbolique comme mode privilégié d’exploration de l’altérité, d’autrui et de soi-même.





Malgré les apparences, vous aurez donc compris que c’est, en fait, une exposition pleine de foi en l’existence, car ce qui est mis en avant, ce ne sont pas les abominations marketées de notre monde mais une éthique1 contre les inquiétudes de notre conscience qui, trop longtemps, a pris l’habitude de se complaire dans une sorte d’illusion de la mélancolie ou de solitude de la dépression narcissique qui ne correspond, bien souvent, qu’à une phobie de la liberté.

François Birembaux, 2017

Musée International de la Parfumerie,
2 Boulevard du Jeu de Ballon,
06130 Grasse
Tél. +33 (0) 4 97 05 58 00




jeudi 12 octobre 2017

Villa Arson : INVENTEURS D'AVENTURES 2e Episode


Vernissage : samedi 14 octobre à 18h
Exposition : 15 octobre 2017 - 7 janvier 2018

(Galeries du Patio et des Cyprès)



Fin des utopies, fin des avant-gardes, fin des grands récits… l’histoire actuelle de l’art a commencé par un grand tomber de rideau.
Dans ce paysage de ruines éclatantes, être «un artiste», c’est d’abord surmonter tout ce qui devrait naturellement incliner à ne pas ajouter un objet de plus, dans un monde qui en compte déjà beaucoup. Et si l’artiste le fait, c’est sans aucun doute que quelque chose au fond de lui le porte encore à croire que tous les chemins n’ont pas été explorés, que tous les horizons ne sont pas encore éteints.
Ces artistes, ces inventeurs d’aventures, sont-ils les derniers héros ou anti-héros de notre civilisation qui peine à raconter sa propre histoire?
Gaël Charbau

Avec Chloé Angiolini & Elodie Castaldo (La Balnéaire) ; Vincent Ceraudo ; Antoine Donzeaud ; Yohan Dumas ; Camille Franch Guerra & Evan Bourgeau ; Xiaoxin Gui ; François-Xavier Guiberteau ; Amandine Guruceaga ; Aurélien Lemonnier ; Martin Lewden ; Rafaela Lopez, Baptiste Masson & David Perreard ; Robin Lopvet ; Marie Ouazzani & Nicolas Carrier ; Jordan Pallagès ; Morgan Patimo ; Georgia René-Worms ; Thomas Royez ; Elvia Teotski ; Anna Tomaszewski ; Rebecca Topakian ; Samuel Trenquier ; Gaëtan Trovato & Robin Touchard

Commissariat : Gaël Charbau assisté d’Aurélie Faure

https://www.villa-arson.org/


Nicolas Daubanes et Jeanne Berbinau Aubry à la galerie Eva Vautier


Nicolas Daubanes
et son  invitée

Jeanne Berbinau Aubry

Vernissage :  vendredi 13 octobre à partir de 18h
Exposition  :  du 14 octobre au 2 décembre 2017

Nicolas Daubanes - "Hexagone"

Nicolas Daubanes – Si si je t’assure …


"J’investis des questions essentielles : la vie, la mort, la condition humaine et les formes sociales qui les façonnent. Dans mes derniers travaux, la vitesse, la fragilité, la porosité, l’aspect fantomal des images et des matières, transmettent la pression du passé au croisement de ce qui va advenir. Mon travail s’inscrit dans la durée, il dessine un chemin, une trajectoire qui tend vers la recherche de la liberté, du dégagement de la contrainte. Je tâche d’expérimenter l’intensité et la rigueur, je joue avec le danger, mental, visuel, physique, pour renforcer l’énergie créatrice et en transmettre la force."



Jeanne Berbinau Aubry - "Urgens"







"Les productions de Jeanne Berbinau Aubry questionnent les phénomènes naturels et mécaniques. Dans son travail de sculpture et d’installation, elle détourne des objets en transposant leur état initial en des alternatives parfois paradoxales.Les processus de fictionnalisation de ses œuvres sont de longues étapes de macérations d’une idée, d’un savoir ou d’une technique, qui relèvent d’une appréhension multi-dimentionnelle de la réalité."

extrait d’un texte de Benjamin Laugier



Galerie Eva vautier
2 rue vernier
06000 Nice


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