mercredi 17 janvier 2018

Nouvel exposition photo au musée des Arts Asiatiques, Nice










Exposition : 17 janvier au 28 mai 2018
 
Depuis une dizaine d’années, le photographe Olivier ROBERT parcourt les 47 préfectures du Japon à la découverte des sites sacrés et de leur statuaire. L’exposition retrace les deux volets de son projet. Le premier est dédié à l’influence de l’homme sur le paysage, notamment par les symboles de la religion Shinto. Le second est consacré à la statuaire du panthéon bouddhique, dont certaines statues photographiées, cachées au grand public, sont des trésors rares.

L’atmosphère mystérieuse des images, exaltée par les valeurs nuancées des tirages en noir et blanc, métamorphose la photographie documentaire en image méditative, engageant le spectateur sur le chemin du sacré.

Olivier ROBERT est photographe professionnel et architecte paysagiste. Né en Belgique, il partage sa vie entre l’Europe et le Japon. Sa démarche se fonde sur une expression minimaliste monochrome depuis plus de 25 ans. Ses photographies ont été régulièrement exposées et publiées, notamment en Suisse, en France, au Japon, aux États-Unis, en Corée et en Iran. Son travail a également été récompensé de plusieurs prix internationaux et plébiscité par la presse spécialisée.


Musée des Arts asiatiques
405 promenade des Anglais - 06200 Nice
Tel : 04.92.29.37.00
www.arts-asiatiques.com

BAKi à la galerie OPIOM, Opio


EXPOSITION : BAKi, Illusion
jusqu'au 11 février 2018



Imprégné par son expérience en tant que danseur soliste du Ballet National de Corée, BAKi chorégraphie désormais son œuvre photographique avec la rigueur et l’expressivité d’un danseur Étoile.








OPIOM GALLERY
Chemin du Village, 06650 Opio
http://opiomgallery.com

Guy Brunet à la galerie GNG, Paris






Quand on rencontre Guy Brunet pour parler de son travail, il ne faut guère espérer de commentaires. Non par prudence ou par fatuité mais parce qu’au fond il est persuadé que sa peinture ne se raconte pas. “la peinture je la fais, je la pense; elle occupe le temps et l’espace”.
Guy Brunet peint avec une liberté détachée de toutes les contraintes serviles envers les modes. Ses qualités picturales lui font affronter avec audace la figure humaine dont son pinceau sensuel et nourri exprime la fragilité des chairs avachies par le temps. C’est par un cadrage inventif que ses scènes rompent avec les maîtres anciens dont il revendique l’héritage.

Gazette de Drouot Lydia Harambourg (extrait)


“Masque au volute” huile sur toile 100x100cm

“Masque” huile sur toile 116x81cm

“Mathilde à la cigarette” huile sur toile 92x73cm

Exposition : 27 fevrier - 7 avril
Galerie GNG
3, rue Visconti,
75006 Paris
Contact : Gilles Naudin 00 33 (0)1 43 26 64 71 - infos@galeriegng.com

mercredi 3 janvier 2018

« La danse » d’Henri Matisse


(Article repris de PhenixWebTV) 





Henri Matisse composa trois versions de Ia Danse :
  • la danse inachevée 
  • la danse de paris 
  • et la danse de Merion.

En novembre 1930, le docteur Albert Barnes commande à l'artiste une décoration pour la partie supérieure du hall-galerie de sa fondation à Merion, près de Philadelphie, aux États-Unis, qui sera incinérée non loin d'œuvres de Georges Serat, Paul Cezanne, Auguste Renoir, Pablo Picasso et des siennes.

La danse inachevée, 1931




Après plusieurs études exécutée à partir de 1930, Matisse, alors âgé de 60 ans, commencé en avril 1931 à mettre au point la composition sur 3 toiles : 8 figures sont tracées à l'aide d'un fusain fixé à l'extrémité d'un bambou, puis peinte à l'huile dans une couleur de grise sous fond bleu.

Cette danse inachevée reprend le thème de la ronde du Bonheur de vivre de 1905 -1906. Par ses effets de touche, sa profondeur, son rendu très pictural, il s'agit d'un tableau au sens traditionnel. En 1931, Matisse renonce à poursuivre cette version des multiples remaniements que demande la finalisation à l'huile d'une peinture d'un format «surhumain». Utilisant La Danse Inachevée comme support pour épingler ( trous d'épingles encore visibles) des papiers colorés et découpés, il commence La Danse dite de Paris. Cette méthode qui lui sert à trouver sa composition révolutionne la peinture murale. La Danse Inachevée est abandonnée et roulée. Elle sera redécouverte au printemps 1992 à Paris.



La danse de Paris, 1933



À la suite d'une erreur dans la prise de mesure des penderies entre les voûtes, Matisse interrompt la réalisation de La Danse de Paris et entreprend en juillet 1932 une autre version pour laquelle il renouvelle l'iconographie (le thème de la ronde laisse place à la «lutte d'amour»), le traitement des figures et la composition.

Il fait appel à un peintre en bâtiment pour l'exécution avant d'intervenir lui même. Les panneaux de La Danse sont achevés fin avril 1933 et installés en mai par l'artiste à Merion.

En septembre 1933, Matisse décide de reprendre La Danse de Paris, restée à l'état d'ébauche depuis le printemps 1932. À l'aide des papiers gouachées, découpés et épinglés sur les toiles de La Danse inachevée, il compose 6 danseuses sur 11 barres obliques, en aplats de rose, de bleu et de noir. « j'ai mis des personnages qui ne sont pas toujours entiers[...]. Je donne un fragment et j'entraîne le spectateur, par le rythme, je l'entraîne à poursuivre le mouvement de la fraction qu'il voit, de façon à ce qu'il ait le sentiment de la totalité. Comme pour la version de Merion, il fait peindre les toiles, puis reprend lui-même les contours. Le caractère «guerrier» de La Danse de Paris, contraste avec l'aspect plus «dionysiaque» de La Danse de Merion. La simplification du dessin, l'absence de perspective et la monumentalité ouvrent la voie aux grandes décorations abstraites. En 1937, la ville acquiert cette peinture auprès de l'artiste pour «décorer l'intérieur du Musée d'Art Moderne de la ville de Paris».

Cet article est repris du site Phenix Web TV
Article :  « La danse » d’Henri Matisse